Mariama Kamara, fiancée du présumé terroriste Assane Kamara : « Il est toujours résolu à m’épouser. J’ai confiance en lui. Il m’aime toujours »


Entendue à titre de simple renseignement, Mariama Kamara, fiancée de l’accusé, a fait savoir qu’elle avait un projet de mariage avec celui-ci. Et, c’est à travers les rumeurs du quartier qu’elle a appris que son amoureux était parti en Syrie pour faire le djihad. «Je me suis dit si tel est le cas, Dieu fasse qu’il rentre très rapidement », a déclaré Mariama qui dépeint son homme comme une personne non violente, sociable et pieuse.
« Je ne considère pas Assane comme un Djihadiste. C’est une personne qui n’est pas violente. Il est calme. Il prie, il jeûne. Il interdit le mal et conseille le bien. Il est toujours résolu à m’épouser. J’ai confiance en lui. Il m’aime toujours », témoigne-t-elle, non sans dire que Assane Kamara ne lui a jamais parlé de ses amis au canada. Toutes leurs discussions, renseigne-t-elle, portaient sur le mariage.
demi-frère de l’accusé, Bilal Top a soutenu que sa mère était venue chercher Assane au Canada parce qu’elle était inquiète de son changement de comportement. A l’instar de Mariama Kamara, Bilal Top blanchit à grande eau son frère.
« Assane n’est pas un homme violent. c’est un homme qui aime la liberté. Il est sociable. Je ne le considère pas comme un aspirant Djihadiste. Je ne le vois pas combattre dans les rangs de l’Etat islamique », dit-il. Ce, même s’il admet qu’il lui arrivait de temps en temps d’avoir des divergences avec son petit frère sur certains points.
Dans son réquisitoire, le parquet a d’emblée salué « la bravoure, la clairvoyance et le caractère alerte » de la dame Astou Lô qui, après avoir eu à constater un certain nombre de faits, a joué les premiers rôles d’alerte en dénonçant son fils à la Dic. et ce qui est constant dans ce dossier, c’est qu’Assane Kamara, à un moment donné, a quitté Sherbrooke pour aller à Edmonton avec des amis avec qui il partageait le même objectif. Et ses amis se trouvent en Syrie, dans les rangs des djihadistes. De l’avis du maitre des poursuites, la dame Astou Lô a bien fait d’autant qu’elle a eu la perception que seule une mère peut voir quand son fils dévie.
Estimant que les faits de l’espèce ne souffrent d’aucune contestation, il a requis 5 ans de prison ferme contre l’accusé. Selon lui, l’accusé peut bénéficier de circonstances atténuantes du fait que son objectif n’a pas été atteint.
Vendredi 16 Mars 2018
Dakaractu



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