Économie : La création d’une banque de développement exclusivement dédiée aux pays francophones préconisée.


Pour l’émergence des pays africains francophones, Amadou Hott trouve qu’il leur ‘’faut plus d’institutions de développement francophones comme la Boad (Banque ouest-africaine de développement)’’. Ministre de l'Économie, du Plan et de la Coopération internationale, il a relevé la nécessité pour ces pays dits francophones d’avoir de tels organismes.  
 
‘’Il est important de promouvoir les échanges entre les pays francophones et nous pays africains. Pourquoi ne pas créer une banque de développement francophone qui sera exclusivement dédiée aux pays francophones ?, s’est interrogé Amadou Hott, à la cérémonie de lancement de la 3etroisième conférence internationale sur la Francophonie économique qui se tiendra à l’Université de Dakar, du 16 au 18 mars.
 
Une raison qui légitime cette invite est, selon lui, que la Banque africaine de développement (Bad) est une institution bilingue où l’anglais l’emporte sur le français. ‘’Nous avons dans notre sous-région, la Bad. C’est une banque où les gens sont bilingues. Mais, on voit très bien que tout le travail se fait en anglais et après on traduit en français. Il nous faut également plus d’Ide (Investissements directs étrangers) venant des pays francophones’’, a préconisé le ministre de l’Économie. D’ailleurs, poursuit-il, ‘’si nous regardons les Ide, en Afrique, venant de France, du Canada, de la Belgique et même de la Suisse, des pays francophones, au maximum c’est 15% des Ide en Afrique’’. 
 
Il plaide, cependant, la culture de la paix partout. ‘’Sans paix, sans stabilité, nous ne pourrons rien obtenir, nous ne pourrons rien réaliser. La paix et la stabilité n’ont pas de prix. La paix et la stabilité ont un coût également. C’est pour cela, qu’il urge de renforcer notre coopération dans ce secteur et d’assurer ensemble la paix et la sécurité dans la zone du Sahel. Certains pays du Sahel dépensent 2 à 3% de leur Pib dans les dépenses militaires et sécuritaires. Pour certains pays, c’est 20 à 25% de leur Pib. Le Sénégal plaide également, que dans le calcul des déficits budgétaires, on exclut, pour un temps, les dépenses de sécurité. On le voit dans le Sahel. Sans paix, on ne peut rien avoir’’, se répète-t-il.
Mercredi 16 Mars 2022
Dakaractu



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