Coronavirus : Repérage en Finlande d'un variant moins détectable par certains tests PCR.


Après l'apparition des variants britannique, brésilien, sud-africain et récemment nigérian, un nouveau variant a été détecté en Finlande. Le laboratoire finlandais Vita a annoncé, mercredi 17 février, avoir découvert la semaine dernière cette souche sur un patient, dans le sud du pays.

En pratique, fait noter yle.fi lu à Dakaractu, ce variant provisoirement baptisé Fin-796H présente des mutations vues dans les variants britanniques ou sud-africain.

Mais l'une des caractéristiques particulières de ce nouveau variant, c'est qu'il serait moins détectable par certains tests RT PCR. Elle affecterait le gène N du virus qui constitue l'une des cibles de ces tests de diagnostic.

Les experts des laboratoires Vita ont des raisons de croire que cette nouvelle variante ne s'est pas manifestée pour la première fois en Finlande. Ils doivent cette thèse à la faiblesse des cas de covid-19 dans le pays.

La question qui se pose avec acuité est de savoir si ce nouveau variant, est-il facilement plus transmissible ou affecterait-il l'immunité acquise après une guérison ou une vaccination ? Les travaux menés jusqu'ici sur cette nouvelle souche n'ont pas permis de répondre à cette question.

En Angleterre, la question ne se pose plus et pour cause. La mutation E484K détectée chez les variants brésilien et sud-africain avait été trouvée dans les séquences de 11 virus du variant britannique. L'agence sanitaire anglaise qui avait donné cette information alertait sur cette nouvelle découverte qui rendrait la rémission beaucoup plus difficile et faciliterait la réinfection.

En Californie, c'est une version hybride du coronavirus, combinant le variant britannique et le variant californien qui a été révélée par des scientifiques du Los Alamos National Laboratory. La nouvelle déclinaison est pointée du doigt dans la récente vague de contaminations à Los Angeles, rapporte trustmyscience.com visité à Dakaractu. Il pourrait être le premier « recombinant » du virus depuis son apparition en décembre 2019.

Il faut rappeler que les mutations font partie du cycle de vie des virus à ARN. Depuis le début de la pandémie, les spécialistes ont noté 12 000 mutations même si les récentes mutations se sont révélées plus préoccupantes et seraient à l'origine de la deuxième vague dans beaucoup de pays.

Présent dans 86 pays, le variant anglais particulièrement contagieux a été vu chez un patient au Sénégal par les équipes de l'Institut de Recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation (Iressef). 
Vendredi 19 Février 2021
Dakaractu




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