Depuis trois mois, le Sénégal est confronté à une crise institutionnelle qui ne dit pas son nom mais dont les manifestations sont de plus en plus visibles. Elle oppose directement ou non, les pouvoirs exécutif et législatif, tandis que le judiciaire est appelé à jouer le rôle d’arbitre institutionnel. Les débats publics se détournent des préoccupations d’une population vivant des difficultés économiques et sociales lourdes.
Notre pays est retenu dans l’orbite de questions d’intérêts personnels, de positionnement politique et de rapports de force entre le Président de la République, le Président de l’Assemblée nationale et le Premier ministre. Quelles que soient leur importance, ces considérations ne sauraient occulter les urgences quotidiennes, que les Sénégalais demandent qu’elles soient résolues.
L’encadrement des fonds spéciaux et la publication des déclarations de patrimoine du Président de la République, du Premier ministre, du Président de l’Assemblée nationale et des autres responsables concernés sont des exigences indéniables pour une démocratie soucieuse de transparence, de probité et de reddition des comptes.
Mais ces questions aussi légitimes soient-elles, ne peuvent être les seules priorités du moment. Elles ne peuvent surtout pas prendre le pas sur la crise économique et sociale, sur la baisse du pouvoir d’achat, la précarisation des ménages, les difficultés des entreprises et toutes les souffrances qui affectent les citoyens depuis un peu plus de deux ans.
Les Sénégalais attendent des réponses concrètes. Ils attendent que leurs représentants s’intéressent à leurs difficultés quotidiennes qu’aux querelles de clans, aux rivalités politiques et aux questions de positionnement. Ils attendent de l’Assemblée nationale, qu’elle soit l’écho de leurs inquiétudes, mais aussi le lieu où elles sont transformées en interpellations, en propositions et, surtout, en décisions.
À vous, donc, les 165 députés de la XVème législature, vous, représentants du peuple.
Il est très grand temps de voir l’Assemblée nationale convoquer une session extraordinaire dans le but d’entendre les membres du gouvernement sur les principales préoccupations qui touchent directement à la vie des Sénégalais. Une pareille initiative aura le mérite de replacer l’Assemblée nationale au cœur de sa mission constitutionnelle et de rappeler que la politique ne trouve sa justification que dans sa capacité à améliorer concrètement le sort des citoyens.
Une session extraordinaire consacrée au ministre de l’Industrie et du Commerce, ferait toute la lumière sur la cherté de la vie, la flambée des prix des denrées de grande consommation et les mesures envisagées pour soulager les ménages. Derrière les statistiques et les indicateurs économiques, il y a des familles qui réduisent leurs dépenses, renoncent à certains produits essentiels et voient chaque mois leur pouvoir d’achat s’éroder dangereusement.
Une session extraordinaire consacrée au ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Souveraineté alimentaire, donnerait des explications sur la campagne agricole, la disponibilité et la distribution des intrants, dans plus des mesures prises pour garantir aux producteurs les moyens nécessaires à une campagne satisfaisante. La souveraineté alimentaire ne peut être un simple horizon politique. Elle suppose des résultats mesurables, une politique cohérente et un accompagnement effectif de ceux qui produisent.
Une session extraordinaire consacrée au ministre de l’Énergie et du Pétrole, permettrait d’avoir des éclairages sur l’augmentation du prix du carburant, le coût de l’énergie, les coupures d’électricité, sur la renégociation des contrats pétroliers et gaziers. L’entrée du Sénégal parmi les producteurs d’hydrocarbures nourrit de très grandes attentes. Elle impose alors plus de transparence, de pédagogie et de responsabilité dans la gestion de cette nouvelle richesse nationale.
Une session extraordinaire consacrée au ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, pour qu’il rende compte de la situation des inondations, des mesures de prévention mises en œuvre et des solutions envisagées pour les populations qui vivent chaque année cette même épreuve. Il n’est plus acceptable que les inondations soient acceptées comme une fatalité saisonnière alors qu’elles prouvent, année après année, les insuffisances de l’aménagement urbain, de l’assainissement et de la prévention des risques.
Une session extraordinaire consacrée au ministre de la Famille, des Solidarités et de l’Action sociale, pour faire le point sur les bourses familiales, les stratégies de protection sociale et la situation préoccupante des populations les plus vulnérables, surtout celles des régions périphériques où les alertes sur l’insécurité alimentaire se multiplient. Une politique sociale digne de ce nom doit permettre d’identifier les fragilités, de prévenir leur aggravation et d’apporter aux populations les plus exposées une protection qui ne soit ni occasionnelle ni résiduelle.
Une session extraordinaire consacrée au ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, pour qu’il s’explique sur l’insécurité grandissante, le renouvellement des cartes nationales d’identité qui arriveront à expiration au premier trimestre 2027, et sur les dispositions prises pour garantir le respect du calendrier électoral. La tranquillité publique et la sécurité juridique des citoyens sont des obligations régaliennes qui ne peuvent pas être reléguées au second plan.
Une session extraordinaire consacrée au ministre des Finances et du Budget, pour que soient abordées sans détour ni faux-fuyants, les grandes questions économiques et financières du pays. Le paiement de la dette intérieure due au secteur privé national, le niveau et les conditions des emprunts, la masse salariale, la gestion des finances publiques et les perspectives économiques du pays méritent un débat parlementaire à la hauteur des enjeux. La situation financière du pays appelle moins de discours convenus que de clarté, de responsabilité et de visibilité sur les choix qui engagent l’avenir collectif.
Une session extraordinaire consacrée au ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du service public, pour qu’il s’explique sur le Pacte de stabilité sociale, les pertes d’emplois dans les secteurs public, parapublic et privé, et sur les mesures envisagées pour préserver l’emploi et renforcer le dialogue social. Dans ce pays où la jeunesse est confrontée à une insertion professionnelle difficile, chaque destruction d’emploi, chaque fermeture d’entreprise et chaque licenciement est à la fois une préoccupation économique et une question sociale.
Les Sénégalais attendent des actes.
Les préoccupations des Sénégalais sont nombreuses et diverses. Elles touchent à leur pouvoir d’achat, à leur emploi, à leur sécurité, à leur santé, à leur alimentation, à leur agriculture, à leur énergie, à leur logement et à leurs conditions de vie. Elles ne peuvent donc plus être reléguées derrière des querelles ou des controverses politiciennes.
En leur qualité de représentants du peuple, les députés, à ce titre, ont le devoir de porter la voix des citoyens, de contrôler l’action du gouvernement et d’exiger de lui des réponses précises sur les questions qui préoccupent la population. Le contrôle parlementaire ne doit pas être conçu comme une simple confrontation entre majorité et opposition. C’est l’un des instruments par lesquels la démocratie rend des comptes aux citoyens.
L’Assemblée nationale ne doit pas être le théâtre de querelles de clans, de batailles de positionnement ou de partisanerie. Elle est l’espace où les préoccupations nationales sont débattues avec sérieux, où les responsabilités sont établies et où l’action publique est évaluée. Les Sénégalais attendent de leurs représentants qu’ils placent l’intérêt général au-dessus des intérêts particuliers et des considérations de politique politicienne.
Pour le gouvernement le temps des promesses est révolu. Il en est de même des querelles politiques. Le temps est à l’action, aux résultats et au concret. La confiance accordée au président de la République par les électeurs ne n’est pas un blanc-seing. C’est un mandat dont la légitimité se mesure à la capacité de produire des résultats tangibles et perceptibles dans la vie quotidienne.
Le gouvernement a donc la responsabilité de traduire cette confiance en actes, en politiques publiques efficaces et en améliorations concrètes dans la vie quotidienne des concitoyens Sénégalais .
Les Sénégalais ne demandent pas l’impossible. Ils demandent que leurs problèmes soient la priorité de ceux qui ont reçu mandat de les servir. Ils veulent pouvoir constater que les débats qui agitent les institutions ont un rapport direct avec leurs préoccupations et que les décisions prises au palais de la République et dans l’hémicycle produisent des effets dans les foyers, les entreprises, les exploitations agricoles et les quartiers.
C’est maintenant qu’il faut agir.
L’oeil d’un citoyen libre.
Ousmane Gandhy BA.
Notre pays est retenu dans l’orbite de questions d’intérêts personnels, de positionnement politique et de rapports de force entre le Président de la République, le Président de l’Assemblée nationale et le Premier ministre. Quelles que soient leur importance, ces considérations ne sauraient occulter les urgences quotidiennes, que les Sénégalais demandent qu’elles soient résolues.
L’encadrement des fonds spéciaux et la publication des déclarations de patrimoine du Président de la République, du Premier ministre, du Président de l’Assemblée nationale et des autres responsables concernés sont des exigences indéniables pour une démocratie soucieuse de transparence, de probité et de reddition des comptes.
Mais ces questions aussi légitimes soient-elles, ne peuvent être les seules priorités du moment. Elles ne peuvent surtout pas prendre le pas sur la crise économique et sociale, sur la baisse du pouvoir d’achat, la précarisation des ménages, les difficultés des entreprises et toutes les souffrances qui affectent les citoyens depuis un peu plus de deux ans.
Les Sénégalais attendent des réponses concrètes. Ils attendent que leurs représentants s’intéressent à leurs difficultés quotidiennes qu’aux querelles de clans, aux rivalités politiques et aux questions de positionnement. Ils attendent de l’Assemblée nationale, qu’elle soit l’écho de leurs inquiétudes, mais aussi le lieu où elles sont transformées en interpellations, en propositions et, surtout, en décisions.
À vous, donc, les 165 députés de la XVème législature, vous, représentants du peuple.
Il est très grand temps de voir l’Assemblée nationale convoquer une session extraordinaire dans le but d’entendre les membres du gouvernement sur les principales préoccupations qui touchent directement à la vie des Sénégalais. Une pareille initiative aura le mérite de replacer l’Assemblée nationale au cœur de sa mission constitutionnelle et de rappeler que la politique ne trouve sa justification que dans sa capacité à améliorer concrètement le sort des citoyens.
Une session extraordinaire consacrée au ministre de l’Industrie et du Commerce, ferait toute la lumière sur la cherté de la vie, la flambée des prix des denrées de grande consommation et les mesures envisagées pour soulager les ménages. Derrière les statistiques et les indicateurs économiques, il y a des familles qui réduisent leurs dépenses, renoncent à certains produits essentiels et voient chaque mois leur pouvoir d’achat s’éroder dangereusement.
Une session extraordinaire consacrée au ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Souveraineté alimentaire, donnerait des explications sur la campagne agricole, la disponibilité et la distribution des intrants, dans plus des mesures prises pour garantir aux producteurs les moyens nécessaires à une campagne satisfaisante. La souveraineté alimentaire ne peut être un simple horizon politique. Elle suppose des résultats mesurables, une politique cohérente et un accompagnement effectif de ceux qui produisent.
Une session extraordinaire consacrée au ministre de l’Énergie et du Pétrole, permettrait d’avoir des éclairages sur l’augmentation du prix du carburant, le coût de l’énergie, les coupures d’électricité, sur la renégociation des contrats pétroliers et gaziers. L’entrée du Sénégal parmi les producteurs d’hydrocarbures nourrit de très grandes attentes. Elle impose alors plus de transparence, de pédagogie et de responsabilité dans la gestion de cette nouvelle richesse nationale.
Une session extraordinaire consacrée au ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, pour qu’il rende compte de la situation des inondations, des mesures de prévention mises en œuvre et des solutions envisagées pour les populations qui vivent chaque année cette même épreuve. Il n’est plus acceptable que les inondations soient acceptées comme une fatalité saisonnière alors qu’elles prouvent, année après année, les insuffisances de l’aménagement urbain, de l’assainissement et de la prévention des risques.
Une session extraordinaire consacrée au ministre de la Famille, des Solidarités et de l’Action sociale, pour faire le point sur les bourses familiales, les stratégies de protection sociale et la situation préoccupante des populations les plus vulnérables, surtout celles des régions périphériques où les alertes sur l’insécurité alimentaire se multiplient. Une politique sociale digne de ce nom doit permettre d’identifier les fragilités, de prévenir leur aggravation et d’apporter aux populations les plus exposées une protection qui ne soit ni occasionnelle ni résiduelle.
Une session extraordinaire consacrée au ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, pour qu’il s’explique sur l’insécurité grandissante, le renouvellement des cartes nationales d’identité qui arriveront à expiration au premier trimestre 2027, et sur les dispositions prises pour garantir le respect du calendrier électoral. La tranquillité publique et la sécurité juridique des citoyens sont des obligations régaliennes qui ne peuvent pas être reléguées au second plan.
Une session extraordinaire consacrée au ministre des Finances et du Budget, pour que soient abordées sans détour ni faux-fuyants, les grandes questions économiques et financières du pays. Le paiement de la dette intérieure due au secteur privé national, le niveau et les conditions des emprunts, la masse salariale, la gestion des finances publiques et les perspectives économiques du pays méritent un débat parlementaire à la hauteur des enjeux. La situation financière du pays appelle moins de discours convenus que de clarté, de responsabilité et de visibilité sur les choix qui engagent l’avenir collectif.
Une session extraordinaire consacrée au ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du service public, pour qu’il s’explique sur le Pacte de stabilité sociale, les pertes d’emplois dans les secteurs public, parapublic et privé, et sur les mesures envisagées pour préserver l’emploi et renforcer le dialogue social. Dans ce pays où la jeunesse est confrontée à une insertion professionnelle difficile, chaque destruction d’emploi, chaque fermeture d’entreprise et chaque licenciement est à la fois une préoccupation économique et une question sociale.
Les Sénégalais attendent des actes.
Les préoccupations des Sénégalais sont nombreuses et diverses. Elles touchent à leur pouvoir d’achat, à leur emploi, à leur sécurité, à leur santé, à leur alimentation, à leur agriculture, à leur énergie, à leur logement et à leurs conditions de vie. Elles ne peuvent donc plus être reléguées derrière des querelles ou des controverses politiciennes.
En leur qualité de représentants du peuple, les députés, à ce titre, ont le devoir de porter la voix des citoyens, de contrôler l’action du gouvernement et d’exiger de lui des réponses précises sur les questions qui préoccupent la population. Le contrôle parlementaire ne doit pas être conçu comme une simple confrontation entre majorité et opposition. C’est l’un des instruments par lesquels la démocratie rend des comptes aux citoyens.
L’Assemblée nationale ne doit pas être le théâtre de querelles de clans, de batailles de positionnement ou de partisanerie. Elle est l’espace où les préoccupations nationales sont débattues avec sérieux, où les responsabilités sont établies et où l’action publique est évaluée. Les Sénégalais attendent de leurs représentants qu’ils placent l’intérêt général au-dessus des intérêts particuliers et des considérations de politique politicienne.
Pour le gouvernement le temps des promesses est révolu. Il en est de même des querelles politiques. Le temps est à l’action, aux résultats et au concret. La confiance accordée au président de la République par les électeurs ne n’est pas un blanc-seing. C’est un mandat dont la légitimité se mesure à la capacité de produire des résultats tangibles et perceptibles dans la vie quotidienne.
Le gouvernement a donc la responsabilité de traduire cette confiance en actes, en politiques publiques efficaces et en améliorations concrètes dans la vie quotidienne des concitoyens Sénégalais .
Les Sénégalais ne demandent pas l’impossible. Ils demandent que leurs problèmes soient la priorité de ceux qui ont reçu mandat de les servir. Ils veulent pouvoir constater que les débats qui agitent les institutions ont un rapport direct avec leurs préoccupations et que les décisions prises au palais de la République et dans l’hémicycle produisent des effets dans les foyers, les entreprises, les exploitations agricoles et les quartiers.
C’est maintenant qu’il faut agir.
L’oeil d’un citoyen libre.
Ousmane Gandhy BA.
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