Deux journalistes burkinabè réquisitionnés de force dans la lutte antijihadiste ont été libérés lundi, quelques jours après la libération de deux de leurs confrères, a annoncé Reporters sans frontières (RSF) mardi.
La junte militaire dirigée par le capitaine Ibrahim Traoré, au pouvoir depuis un coup d'Etat en septembre 2022, est accusé d'utiliser de manière abusive un décret de mobilisation générale dans le cadre de la lutte antijihadiste pour réprimer les voix discordantes, réquisitionnées pour combattre au front.
"Le président de l’Association des journalistes du Burkina Faso (AJB), Guezouma Sanogo, et le journaliste de la radio Femina FM, Phil Roland Zongo, ont rejoint Ouagadougou et leurs proches dans la soirée du 21 juillet, après quatre mois de réquisition forcée", a écrit RSF dans un communiqué.
Ils étaient "réquisitionnés dans la zone de Fada N’Gourma, dans l’est du pays (...) depuis la fin mars", a ajouté l'ONG.
Guézouma Sanogo avait été arrêté le 24 mars, quand Phil Roland Zongo avait été arrêté la veille, "à son domicile", rappelle-t-elle.
Ils avaient, "lors d’un congrès de l’AJB, respectivement dénoncé la transformation des médias publics en outils de propagande et demandé la libération des journalistes enlevés et réquisitionnés", précise-t-elle.
"La réapparition de Guezouma Sanogo et de Phil Roland Zongo met fin au calvaire vécu par les membres de l’Association des journalistes du Burkina (...) Ils n’auraient jamais dû être réquisitionnés de force", a déclaré Sadibou Marong, cité dans le communiqué.
Le 24 mars, le vice-président de l'AJB Boukari Ouoba avait été arrêté avec Guézouma Sanogo, après avoir dénoncé publiquement des atteintes à la liberté d'expression et de presse de la junte.
Deux jours plus tard, un troisième journaliste, Luc Pagbelguem, avait été à son tour enlevé pour avoir fait un reportage sur ces propos.
MM. Ouoba et Pagbelgem ont été libérés la semaine dernière, après la libération de quatre autres personnes.
"Au moins deux (journalistes, ndlr) sont encore au front à l’heure où nous écrivons ces lignes", alerte RSF.
L'ONG "demande à présent aux autorités de faire toute la lumière sur leur sort".
Par ailleurs, des dizaines d'officiers militaires, dont l'ex-chef d'état-major de la gendarmerie Evrard Somda, ont également été arrêtés, tous accusés de "complot" ou de "tentative de déstabilisation des institutions républicaines".
La junte militaire dirigée par le capitaine Ibrahim Traoré, au pouvoir depuis un coup d'Etat en septembre 2022, est accusé d'utiliser de manière abusive un décret de mobilisation générale dans le cadre de la lutte antijihadiste pour réprimer les voix discordantes, réquisitionnées pour combattre au front.
"Le président de l’Association des journalistes du Burkina Faso (AJB), Guezouma Sanogo, et le journaliste de la radio Femina FM, Phil Roland Zongo, ont rejoint Ouagadougou et leurs proches dans la soirée du 21 juillet, après quatre mois de réquisition forcée", a écrit RSF dans un communiqué.
Ils étaient "réquisitionnés dans la zone de Fada N’Gourma, dans l’est du pays (...) depuis la fin mars", a ajouté l'ONG.
Guézouma Sanogo avait été arrêté le 24 mars, quand Phil Roland Zongo avait été arrêté la veille, "à son domicile", rappelle-t-elle.
Ils avaient, "lors d’un congrès de l’AJB, respectivement dénoncé la transformation des médias publics en outils de propagande et demandé la libération des journalistes enlevés et réquisitionnés", précise-t-elle.
"La réapparition de Guezouma Sanogo et de Phil Roland Zongo met fin au calvaire vécu par les membres de l’Association des journalistes du Burkina (...) Ils n’auraient jamais dû être réquisitionnés de force", a déclaré Sadibou Marong, cité dans le communiqué.
Le 24 mars, le vice-président de l'AJB Boukari Ouoba avait été arrêté avec Guézouma Sanogo, après avoir dénoncé publiquement des atteintes à la liberté d'expression et de presse de la junte.
Deux jours plus tard, un troisième journaliste, Luc Pagbelguem, avait été à son tour enlevé pour avoir fait un reportage sur ces propos.
MM. Ouoba et Pagbelgem ont été libérés la semaine dernière, après la libération de quatre autres personnes.
"Au moins deux (journalistes, ndlr) sont encore au front à l’heure où nous écrivons ces lignes", alerte RSF.
L'ONG "demande à présent aux autorités de faire toute la lumière sur leur sort".
Par ailleurs, des dizaines d'officiers militaires, dont l'ex-chef d'état-major de la gendarmerie Evrard Somda, ont également été arrêtés, tous accusés de "complot" ou de "tentative de déstabilisation des institutions républicaines".
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