Affaire Astou Sokhna : Le trouble à l'ordre public ne peut justifier le refus de la demande de liberté provisoire, selon la Défense.

4 des 6 sages-femmes, arrêtées dans l'affaire Astou Sokhna, restent en prison alors que leurs conseils ont tenté d’obtenir une liberté provisoire. Le Parquet a demandé leur maintien dans les liens de la détention en invoquant un « risque de trouble à l’ordre public ».


La défense a montré son désaccord quant au maintien en détention de quatre sages-femmes d’État pour « non-assistance à personne en danger », Me Joseph Étienne Dione a balayé d’un revers de main l’article 132 évoqué par le procureur.

« Nous sommes en matière de flagrant délit. L’article 132 existe, mais est applicable pour un dossier en instruction. Il n’est pas inapplicable ici », a déclaré l’avocat de la défense. Me Abou Abdoul Daff estime, de son côté, que le trouble à l'ordre public ne peut justifier le refus de la demande de liberté provisoire.

« C’est leur détention qui va créer le trouble à l’ordre public. Nous rappelons seulement qu’elles sont des sages-femmes d’État et sont régulièrement domiciliées à leur adresse sise à Louga », a rappelé le conseil.

En tout cas, le juge ne l’a pas suivi. Il a fixé l’audience pour le 5 mai prochain. Il faut noter que les prévenues avaient tous déféré à leur convocation, emmitouflées dans des tenues traditionnelles... 
Mercredi 27 Avril 2022
Dakaractu



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