Accident mortel à Kaolack : Le Collectif des acteurs des transports routiers du Sénégal condamne « les actes de vandalisme »


Accident mortel à Kaolack : Le Collectif des acteurs des transports routiers du Sénégal condamne « les actes de vandalisme »
L’accident survenu à Kaolack, à l’origine du décès de 4 personnes qui se trouvaient à bord d’un taxi, continue de faire parler. Après les violentes réactions des populations qui avaient pris pour cible les camions Maliens au Sénégal, pour manifester leur colère et ceux sénégalais au Mali, par des populations qui entendaient porter la réplique, Momar Sourang vient briser le silence.
 
Coordonnateur du Collectif des professionnels des transports du Sénégal (Cpts) et du Collectif des acteurs des transports routiers du Sénégal, il a vivement condamné les attaques commises aussi bien à Kaolack qu’en terre malienne. ‘’J’ai été informé de l’ampleur des dégâts, aussi bien du côté sénégalais que du côté malien. Par ma voix, l’ensemble des acteurs des transports condamne avec la dernière énergie, ces actes de vandalisme aussi bien aussi bien du côté sénégalais que du côté malien’’, a déclaré M. Sourang, au micro de Dakaractu. 
 
À ce titre, ses collègues et lui, ont porté un fort plaidoyer aux autorités étatiques des deux pays. ‘’Nous demandons à nos différents chefs d’État de prendre toutes les dispositions nécessaires pour que plus jamais’’, pareille situation ne se répète’’. Une condamnation qu’il légitime par le fait que ‘’nul n’a le droit de se faire justice soi-même dans un État organisé’’, dans son message. 
 
Un message qui, selon lui, ‘’s’adresse exclusivement à (ses) frères du Mali’’ pour regretter cet accident malheureux qui s’est produit à Kaolack. Un accident, j’en suis sûr et je peux l’assurer indépendant de la volonté du conducteur. Il n’est pas venu du Mali pour causer un accident au Sénégal. Il était sur la route de Kaolack pour rejoindre le Mali avec son chargement. Nous sommes des croyants, musulmans ou chrétiens. Nous devons accepter la volonté divine et nous y conformer. Ces personnes qui sont mortes dans cet accident, nous prions pour le repos de leurs âmes’’. 
 
À l’en croire, les destins des Maliens et des Sénégalais ‘’sont intimement liés. Nous sommes,  tous les deux pays, parties prenantes de la Cedeao. (…). Moi, Sénégalais, je dois être aussi bien au Mali qu’au Sénégal. Et mon frère Malien doit être aussi bien au Sénégal qu’au Mali. Pour cela, il nous faudrait comprendre que notre destin, nous pouvons le prendre en main. Ce qui est arrivé est arrivé, revenons à de meilleurs sentiments’’. Ne donnons pas du plaisir au colonisateur. Oublions nos frontières et comprenons que nous les acteurs du transport, nous sommes le support sur lequel doit se réaliser l’intégration des peuples. Nous transportons les marchandises et les personnes. Nous sommes le support du commerce transfrontalier. Revenons à de meilleurs sentiments. Chers frères du Mali, je voudrais vous rappeler que nous avons en commun la reconstruction de l’Afrique. Nous avons en commun la réunification de ce continent. Aujourd’hui, vous voyez bien que l’Afrique commerce peu avec l’Afrique. Donc le commerce doit jouer un rôle important. Nous devons commencer à commercer un peu entre nous. Sur ce, je dois dire que les acteurs du transport n’ont pas le droit de faillir à la mission. Nous devons tous, nous efforcer de donner le meilleur de nous-mêmes. Pour que, dans l’Afrique de demain, dans le cadre de l’intégration des peuples, le transport soit au Top 1 dans la réalisation de cette unité’’. 
 
‘’Chers frères Maliens, gardons le calme ! Des chantiers nous attendent. L’Afrique doit se réconcilier avec elle-même. Nous devons nous unir, nous autres acteurs, du secteur du transport de la Cedeao. Nous devons nous unir pour être une force de proposition à côté de nos chefs d’État afin que nous puissions réaliser une harmonisation des forces et règlements encadrant le secteur des transports dans les différents pays. Aujourd’hui, nous avons des cartes d’identité et des passeports Cedeao. Ce que nous voulons ce sont des Cartes grises Cedeao. Ne permettons pas à des gens de casser des véhicules. Un accident n’est jamais fait exprès. Il est toujours involontaire. Remettons-nous à Dieu. Car, nul ne peut échapper à son destin’’, a déclaré M. Sourang.
Vendredi 20 Août 2021
Dakaractu



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