Vol de produits pharmaceutiques : accusé de saisie de commandes fictives à coups de millions FCFA, R. Alphonse défie son patron qu’il traite de comploteur.


Vol de produits pharmaceutiques : accusé de saisie de commandes fictives à coups de millions FCFA, R. Alphonse défie son patron qu’il traite de comploteur.
 R. Alphonse et I. Sambou ont été attraits ce lundi à la barre du tribunal des flagrants délits pour les faits d’association de malfaiteurs, vol en réunion, vente de produits pharmaceutiques, faux et usage de faux en écriture de commerce. En effet, il est reproché au premier cité, opérateur dans une société privée de distribution de produits pharmaceutiques, d’avoir en complicité avec des individus étrangers à l’entreprise, procédé à d’importantes saisies dont la valeur est encore méconnue, mais porterait sur plusieurs millions FCFA.
 
La quarantaine, l’accusé R. Alphonse demeurant à la Sicap Mbao, a nié tous les chefs d’accusation formulés par Ch. I. Diamé, propriétaire et directeur général de la société de distribution.
« Il se passe que R. Alphonse procède a des saisies de commandes pour des pharmacies qui ne reçoivent jamais les commandes. Il travaille durant le week-end et c’est grâce aux traces de son compte utilisateur avec ses identifiants qu’on a vu la forfaiture », a confié son patron. Interpellé sur la valeur du préjudice de l’ensemble des saisies constatées, Ch. I. Diamé dira que la valeur est encore méconnue et que l’évaluation est en cours. Au vu de la gravité des faits, le préjudice pourrait tourner autour plusieurs millions FCFA.
Livrant sa part de vérité dans les faits de l’espèce, le prévenu a d’abord clarifié sur ses heures de travail.
« Je travaille un samedi sur deux (2) de 16h à 22h et tous les jours à la même heure », a souligné R. Alphonse avant de poursuivre ses explications sur le mode de travail en tant qu’opérateur dans ladite société de distribution de produits pharmaceutiques.
« Je fais la saisie à partir d’un ordinateur. Je mets mon initial R comme mon nom en plus du numéro de compte de la pharmacie pour entamer la saisie. Nous sommes 12 opérateurs dont 5 qui travaillent le matin et le reste le soir. Tout le monde peut opérer à des saisies de commande pourquoi vouloir m’accuser », a déclaré le mis en cause qui soutient s’activer au sein de la société depuis 15 ans.
 
 
 
Il ressort, par ailleurs, du procès verbal d’enquête que les saisies ont été faites les samedis et le convoyage de la marchandise le dimanche. Pour mieux étayer ses accusations, le directeur général de la boite a tenu à rectifier sur le procédé d’utilisation de la saisie des commandes de marchandises.
« Chaque opérateur a son login (pseudo utilisateur) et son mot de passe individuel. Personne ne peut utiliser le compte utilisateur de son collègue du moment que les mots de passe restent confidentiels », a confié Ch. I. Diamé qui est immédiatement démenti devant le juge par R. Alphonse.
« Ce gars raconte des contrevérités. Je suis dans la boite depuis 2004 et ce qu’il dit n’a jamais été le cas. Chaque opérateur utilise son initiale en plus du numéro de compte de la pharmacie pour démarrer la saisie et cela se fait à partir d’un ordinateur que nous utilisons tous à tour de rôle», a dit le prévenu.
Dans le souhait de faire triompher la vérité, le parquet a suggéré le renvoi de l’audience pour comparution de quelques opérateurs afin de témoigner sur la procédure de saisie. Le plaignant, patron de la société de distribution a suggéré des noms pour témoignages. Invité de son côté à proposer des noms également, l’accusé a décliné et parle de manque de confiance.
« Cet individu qui est là menace tous les opérateurs. Il les a tous sous la main. C’est un comploteur », s’est justifié R. Alphonse. L’affaire a toutefois été renvoyée au 13 octobre prochain pour être tiré au clair.
Lundi 3 Octobre 2022



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