Tribunal de Dakar : Il fait chanter son ex copine de publier ses vidéos intimes, et écope 2 ans de prison


Tribunal de Dakar : Il fait chanter son ex copine de publier ses vidéos intimes, et écope 2 ans de prison

Mamadou Sanou Diallo a comparu ce jeudi 29 février 2024 devant la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar pour répondre des faits de collecte illicite et diffusion de données à caractère personnel et extorsion de fonds au préjudice de Adjiaratou N. S. Ndao

Placé sous mandat de dépôt depuis le 20 février 2024, le prévenu Mamadou Sanou Diallo a fait face au juge ce jeudi 29 février 2024 du tribunal des flagrants délits de Dakar pour collecte illicite et diffusion de données à caractère personnel et extorsion de fonds. À la barre, le mis en cause a reconnu avoir collecté les images, mais il les a jamais diffusées.  


Lors des débats d'audience, la plaignante Adjiaratou N. S. Ndao déclare qu'elle sortait avec le prévenu avant de rompre leur relation. "Un jour, il m'a envoyé un message contenant une ancienne vidéo où nous étions ensemble. Je lui ai demandé de supprimer la vidéo. Et il m'a répondu qu'il va garder la vidéo. Quelque temps après, il m'a rappelé en me menaçant de publier les vidéos en échange d'entretenir des rapports sexuels avec moi. Ce que j'ai refusé. Par la suite, il m'a demandé de lui payer de l'argent et je lui ai remis la somme de 260 mille francs Cfa. C'est dans ces circonstances que j'ai porté plainte. Sa famille m'a remboursé mon argent ", a-t elle dit. 

À son tour, le prévenu déclare qu'il n'a jamais partagé, ni diffusé la vidéo. "Je regrette mon acte", dit-il. Lors de son réquisitoire, le représentant du ministère public a souligné la constance des faits et requiert la peine d'emprisonnement de 2 ans dont 6 mois ferme. 

Pour la défense, Me Babacar Mbaye estime qu'il n'y a pas d'extorsion de fonds dans cette affaire. "Il n'avait pas besoin de cet argent, raison pour laquelle il l'a gardé soigneusement avant de le restituer", indique la robe noire. 


Le tribunal statuant publiquement et contradictoirement en matière correctionnelle en premier ressort relaxe le prévenu du délit de diffusion et le déclare coupable de collectes de données à caractère personnel et d'extorsion de fonds. Et, finalement, le juge lui inflige une peine de 2 ans dont 2 mois ferme assortis de la confiscation de données.
Jeudi 29 Février 2024
Aida Ndiaye Fall



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter



Dans la même rubrique :