Partenariat BID - Etat du Sénégal: 3 projets phares d’un financement de 2,5 milliards FCFA livrent leurs premiers résultats


Une délégation de haut niveau de 22 membres du Fonds Lives and Livelihoods (LLF) dirigée par le directeur du centre régional de la Banque islamique de développement (BID) a conjointement tenu avec le gouvernement du Sénégal, une recontre de bilan d’étapes sur un ensemble de projet impliquant le Ministère de l'Agriculture, de la Souveraineté Alimentaire et de l'Elevage, celui de l'Economie, de la Planification et de la Coopération, celui des Finances et du Budget et le Ministère de la Santé et de l'Action Sociale. Trois projets majeurs ont été au centre des échanges notamment le Projet de chaine de valeur de la filière riz, le Projet régional de soutien au pastoralisme au Sahel (Pdeps) et le Projet d’appui à la prévention et à la pré-élimination du paludisme. Ces projets ont bénéficié d’un financement d’un montant de 2,5 milliards FCFA visant à la création d’emplois mais surtout à accompagner les populations vulnérables dans leurs activités. 

« L'accompagnement de LLF, il est aussi important dans le sens où il se concentre sur des projets essentiels, mais en même temps, il permet la bonification justement des crédits en apportant ce concours très important qui nous permet de pouvoir augmenter ce qu'on appelle la concessionnalité des doubles intérêts, notamment des crédits accordés par la banque islamique de développement (BID). Et ceci est en parfaite adéquation avec les projets de l'État. Pour toutes ces raisons-là, je crois qu'on peut se réjouir, justement, de la continuation de ce partenariat», a renseigné le coordinateur des financements extérieurs du ministère de l’économie, du plan et de la coopération, Aziz Fall.

Pour ce qui concerne le Projet de chaine de valeur de la filière riz, il est à un niveau d’exécution de 60% avec 14% de taux de décaissement, 71 emplois directs créés et 5980 emplois certifiés sur une cible de 20000 emplois.

« Le ministère de l'Agriculture a l'avantage de bénéficier d'une grande partie des financements de la BID. Nous avons deux projets importants, le projet de développement de la chaîne de valeur riz, le projet de développement du pastoralisme au niveau du Sahel, qui cible le domaine de l'élevage, avec des filières importantes comme le lait, la viande, notamment les moutons de Tabaski, mais également d'autres aspects qui touchent à l'élevage. C'est des projets importants mais qui sont en liens aussi avec la nouvelle stratégie que le gouvernement vient de se fixer pour aller vers notre autosuffisance alimentaire. Le riz, si nous le prenons, c'est la principale denrée consommée au Sénégal et pour laquelle, des efforts importants sont en train d'être faits dans le cadre de ce projet pour réduire, drastiquement, la facture d'importation de riz. Pour la partie élevage également, vous avez vu cette cible bien particulière de toucher les femmes, surtout en milieu rural, pour booster la production laitière. Si nous prenons aussi un autre axe de ce projet, notamment la production ovine, vous verrez durant les prochains jours les résultats importants que le projet a pu réaliser en milieu pastoral. C'est l'heure également de saluer l'approche tout à fait nouvelle de nos hôtes qui consiste à aller sur le terrain et à visiter les résultats que les deux projets ont pu obtenir durant ces dernières années mais également à nous aider à lever les contraintes qui ont pu être identifiées, notamment dans le cadre du financement islamique », a indiqué le Secrétaire général du Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire, Ousmane Mbaye.

Pour ce qui touche le domaine sanitaire, le coordinateur du Programme national de Lutte contre le Paludisme, Dr Doudou Sène a fait savoir que dans le projet d’appui à la prévention et à la pré-élimination du paludisme, la stratégie principale vise à réduire de 75% le nombre de cas de paludisme, mais également de 75% le taux de décés liés au paludisme.

« Ces résultats que nous avons présentés nous confirment que les résultats ont été atteints très largement. C'est ainsi que nous avons soumis un nouveau projet qui prendra certainement départ à partir de l'année prochaine, en 2025, qui permettrait certainement d'interrompre définitivement la transmission du paludisme dans la zone d'intervention de la banque islamique de développement. Et sur ce cas, je voudrais transmettre les remerciements de tout le peuple sénégalais à travers le ministère de la Santé pour l'action que la Banque Islamique de Développement a bien voulu accompagner l'état du Sénégal dans la lutte contre le paludisme qui reste encore une grande priorité de santé publique ici au Sénégal», a soutenu Dr Doudou Sène qui a représenté le ministre Ibrahima Sy.

Le directeur régional de la BID, Dr Nabil Ghalleb a rassuré les représentants de l’Etat sur la disponibilité de la banque islamique de développement à poursuivre le partenariat.

La délégation qui passera trois jours au Sénégal pour mesurer l’impact des différents projets comprend des membres donateurs de la BID, du Fonds d'Abou Dhabi pour le développement (ADFD), de la Fondation Bill et Melinda Gates (BMGF), du Fonds de solidarité islamique pour le développement (FSID), du Centre d'aide humanitaire et de secours du roi Salmane (KSrelief) et du Fonds du Qatar pour le développement (QFFD).
Lundi 3 Juin 2024
Moussa Beye



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