L’homme d’affaires Serigne Mboup a hérité d’un scandale dans la gestion du Projet «Cœur de ville» de Kaolack. Ce projet est un cas avéré de gaspillage des ressources publiques. Le constat est fait par l’Ige qui, dans ses investigations, a découvert la manœuvre mise en place pour dilapider les deniers publics. «La justification du recours à l'entente directe dans le cas du Projet Cvk était fondée sur l'acceptation par l'entreprise du préfinancement, en contrepartie de l'engagement de l'Etat de rembourser, dès la première année, les coûts liés aux études et à l'aménagement des voiries et réseaux divers. Or, à l'analyse, le «contrat de maîtrise d'ouvrage clés en mains» n'a été qu'un subterfuge pour contourner les règles de passation des marchés publics. Le montant des crédits transférés au Pcrpe d'un montant de 13,9 milliards de FCfa, à la date du 11 juillet 2006, dépassait déjà le coût initial du projet avant l'avenant, soit 12,497 milliards de FCfa». Cet avenant, d'un montant de 4,733 milliards de FCfa a été approuvé le 22 février 2008.
En outre, les vérificateurs ont découvert qu’un décret d'avance d'un montant de 3 milliards de FCfa, prévu pour l'aménagement d'espaces publics devant faire l'objet d'un nouvel appel d'offres, a été détourné de sa destination et versé à l'entreprise, au titre du contrat initial. Le contrat avec l'Entreprise S. a été résilié le 18 février 2011, sans mise en demeure préalable. Il s'y ajoute qu'un protocole de résiliation amiable a fixé le taux de réalisation à 80% et en a déduit le reliquat des engagements de l'Etat à la valeur résiduelle de 1,748 milliard de FCfa, alors qu'il eut fallu une expertise neutre du niveau d'exécution physique. Le Rapport de l’Ige tient à rappeler dans son rapport que le Bureau de contrôle était sous contrat avec le maître d'œuvre, l'Entreprise S. et non avec le Pcrpe.
Pour évaluer l’ampleur des dégâts, l’Inspection générale d’Etat a même commis un expert. Celui-ci a évalué les coûts des travaux réalisés par l'Entreprise S. à 6,161 milliards de FCfa, au lieu des 17,230 milliards de FCfa, coût du marché après avenant. Sur ce montant, 15,369 milliards de FCfa ont été effectivement payés. L'Entreprise S. conteste le résultat de l'expertise, sans justifier sa position.
Ces constatations faites, l’Ige en déduit que la réalisation du Projet «Cœur de ville» de Kaolack a été caractérisée par des pratiques de surfacturation révélées par des écarts criants entre le devis estimatif des travaux et leur coût de réalisation, ainsi qu'entre ce coût et les règlements effectués au profit du maître d'œuvre. L’Ige évalue le préjudice cumulé causé au Trésor public à 9,208 milliards de FCfa.
Avec L'observateur
En outre, les vérificateurs ont découvert qu’un décret d'avance d'un montant de 3 milliards de FCfa, prévu pour l'aménagement d'espaces publics devant faire l'objet d'un nouvel appel d'offres, a été détourné de sa destination et versé à l'entreprise, au titre du contrat initial. Le contrat avec l'Entreprise S. a été résilié le 18 février 2011, sans mise en demeure préalable. Il s'y ajoute qu'un protocole de résiliation amiable a fixé le taux de réalisation à 80% et en a déduit le reliquat des engagements de l'Etat à la valeur résiduelle de 1,748 milliard de FCfa, alors qu'il eut fallu une expertise neutre du niveau d'exécution physique. Le Rapport de l’Ige tient à rappeler dans son rapport que le Bureau de contrôle était sous contrat avec le maître d'œuvre, l'Entreprise S. et non avec le Pcrpe.
Pour évaluer l’ampleur des dégâts, l’Inspection générale d’Etat a même commis un expert. Celui-ci a évalué les coûts des travaux réalisés par l'Entreprise S. à 6,161 milliards de FCfa, au lieu des 17,230 milliards de FCfa, coût du marché après avenant. Sur ce montant, 15,369 milliards de FCfa ont été effectivement payés. L'Entreprise S. conteste le résultat de l'expertise, sans justifier sa position.
Ces constatations faites, l’Ige en déduit que la réalisation du Projet «Cœur de ville» de Kaolack a été caractérisée par des pratiques de surfacturation révélées par des écarts criants entre le devis estimatif des travaux et leur coût de réalisation, ainsi qu'entre ce coût et les règlements effectués au profit du maître d'œuvre. L’Ige évalue le préjudice cumulé causé au Trésor public à 9,208 milliards de FCfa.
Avec L'observateur
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