Organisation du scrutin présidentiel : Le FDPEI constatant des contradictions et incongruités dans les décisions du CC, exige la reprise du processus


Le Front Démocratique Pour une Élection Inclusive (FDPEI) s’est réuni ce mardi pour discuter de la décision nouvelle du Conseil constitutionnel qui fixe le nombre de candidats à 19. Le Front prend acte de cette décision mais se demande si les 7 sages se sont basés sur l’article 34 de la Constitution qui donne acte à Rose Wardini du retrait de sa candidature (pour bi nationalité) pour modifier la liste des candidats ? Rose Wardini est-elle la seule binationale du groupe ? S’interroge le FDPEI s’étonnant de constater que le conseil maintient la date du scrutin en tronquant l’article 34 de la Constitution. Comment une institution qui est garante de l’intégrité et du respect par tous, sans exception, de la Constitution de notre pays, peut-elle délibérément tronquer un article pour lui faire dire ce qui l’arrange ? La dernière phrase du premier alinéa de l’article 34 ruine de fait et de jure la décision du Conseil constitutionnel de reconduire une liste de candidats qui était strictement arrimée à la date du 25 février 2024 ?

 

Cette série de décisions selon le Front Démocratique Pour une Élection Inclusive (FDPEI), est pleine de contradictions et d’incongruités et consacre en réalité la caducité de la date du scrutin du 25 février 2025. Par conséquent, « juridiquement un autre scrutin présidentiel et un autre processus électoral deviennent inévitables » avance le Front qui s’appuie sur le dialogue national auquel appelle le président de République et qui constitue un moment de concertation privilégié entre toutes les forces vives. « Ce serait une réponse à l'invitation du conseil constitutionnel aux autorités compétentes de tenir l’élection présidentielle dans les meilleurs délais. Cette concertation produira forcément les conditions d’une élection inclusive, transparente, acceptée par tous, et préservant la paix, la stabilité et l’intérêt général. Ceci est la seule voie d’une réconciliation nationale véritable » apprend le communiqué du Front qui indique que la reprise du processus n’est pas négociable et que « cette nouvelle décision n’entame en rien leur volonté d’obtenir la réparation des préjudices subis du fait de la violation de leur droit de concourir à l’expression des suffrages.

 

Le Front, constatant l’approfondissement de la crise globale, exprime son souhait d’arriver à un consensus, dans le cadre de la prochaine Concertation nationale (dialogue national) et invite l’ensemble des acteurs de la vie politique sénégalaise à un sursaut national patriotique pour préserver l’intérêt supérieur de la nation sénégalaise.
Mercredi 21 Février 2024
Dakaractu



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