Pourquoi ce mini sommet de l'Elysée?
Ce sommet avait un double objectif : un objectif à court terme et un objectif à long terme.
A court terme, il s'agissait de mettre en place un plan d’action régional pour coordonner de manière efficace l'ensemble des efforts qui sont actuellement déployés pour retrouver au plus vite les 233 lycéennes enlevées le 14 avril 2014 à Chibok par la secte terroriste, dans le nord-est du Nigeria.
A long terme, l’objectif est de parvenir à élaborer une véritable stratégie globale contre terroriste au niveau régional pour contenir le risque de dissémination de Boko Haram dans les pays limitrophes que sont le Cameroun, Tchad, Bénin, Niger, Bénin…
Enfin sur le plan diplomatique, l'un des principaux objectifs de ce mini sommet était de « réchauffer » des relations diplomatiques entre le Nigeria et le Cameroun jusqu'ici gelées.
En effet, les relations entre les deux voisins sont restées pendant longtemps brouillées suite à un différend territorial à savoir l’affaire de la presqu’île de Bakassi, qui les avait opposés, ils souhaitent ainsi amorcer un début de normalisation.
Un tournant dans la lutte internationale contre le mouvement terroriste Boko Haram ?
Parfaitement, ce sommet constituera sans nul doute un tournant stratégique décisif dans la lutte internationale contre le la secte terroriste Boko Haram. En effet, il vient matérialiser la volonté politique des Etats présents de se doter une plate forme d'action commune qui devra se manifester dans les faits par la mise en place d'une stratégique globale au niveau régional. Concrètement, il s'agira d'intensifier la coopération internationale entre les Etats intéressés.
Enfin, ce mini sommet de l'Elysée peut également être considéré comme un double tour de force diplomatique réussi par la France. D’une part, en fédérant l'organisation de la riposte collective contre Boko Haram au tour d'elle, d'autre part, à amener les chefs d’Etats présents à dépasser leurs propres rivalités individuelles.
Bien évidemment, l’expertise française reconnue dans le domaine du contre terrorisme, le succès de l'intervention française au nord Mali pour chasser les djihadistes ont ainsi contribué à asseoir l'autorité morale et la légitimité de la France pour jouer le rôle de chef de file de ce nouveau combat anti terroriste.
Quels types d'actions les Etats vont ils mettre en œuvre pour venir à bout de Boko Haram ?
La stratégie anti terroriste retenue lors ce « mini sommet » prévoit, la coordination du renseignement, l'échange d'informations, le pilotage central des moyens, la surveillance des frontières, une présence militaire autour du lac Tchad et une capacité d'intervention en cas de danger, des «patrouilles coordonnées, ce qui n'était pas le cas, entre les pays limitrophes» du Nigeria.
Le Nigeria bien conscient de la nécessaire collaboration des pays limitrophes pour lutter contre Boko Haram compte tenu du mode d'action opératoire transnational de Boko Haram.
Sur le plan militaire, les dirigeants des Etats présents vont devoir surmonter des problèmes de logistique et de partage du renseignement mais aussi et surtout de l’inter opérationnalité.
Washington, qui a classé en novembre 2013 Boko Haram sur la liste des «organisations terroristes étrangères», a déjà mobilisé des hommes et des équipements pour aider à retrouver les lycéennes.
Les Etats Unis ont en outre fustigé «la lenteur tragique et inacceptable» de la réponse du gouvernement nigérian face à la crise.
S'il n'est pas question d'une intervention militaire occidentale contre Boko Haram, répète l'Elysée, la France, qui intervient militairement au Mali et en Centrafrique, dispose de troupes au Tchad et au Niger et a eu plusieurs ressortissants pris en otages dans la région, se prévaut d'une réelle expertise pour impulser cette lutte.
La France qui dispose d’avions Rafales stationnés à N'Djamena pourra les faire effectuer des missions de reconnaissance. Les deux drones français qui sont au Niger seront certainement mis à contribution.
Au Niger, où de violents combats ont opposé début mai l'armée à des éléments de Boko Haram, la coopération existe déjà mais est limitée par la faiblesse des moyens de ce pays.
La Commission du bassin du lac Tchad, une petite organisation régionale, pourrait être aussi relancée.
Autre piste qui pourrait être abordée, c’est l'implication du Conseil de sécurité de l'Onu et l'éventuelle application de sanctions contre le groupe islamiste et la France se dit d’ores et déjà disposée à être l’initiatrice de telles résolutions.
Ce sommet avait un double objectif : un objectif à court terme et un objectif à long terme.
A court terme, il s'agissait de mettre en place un plan d’action régional pour coordonner de manière efficace l'ensemble des efforts qui sont actuellement déployés pour retrouver au plus vite les 233 lycéennes enlevées le 14 avril 2014 à Chibok par la secte terroriste, dans le nord-est du Nigeria.
A long terme, l’objectif est de parvenir à élaborer une véritable stratégie globale contre terroriste au niveau régional pour contenir le risque de dissémination de Boko Haram dans les pays limitrophes que sont le Cameroun, Tchad, Bénin, Niger, Bénin…
Enfin sur le plan diplomatique, l'un des principaux objectifs de ce mini sommet était de « réchauffer » des relations diplomatiques entre le Nigeria et le Cameroun jusqu'ici gelées.
En effet, les relations entre les deux voisins sont restées pendant longtemps brouillées suite à un différend territorial à savoir l’affaire de la presqu’île de Bakassi, qui les avait opposés, ils souhaitent ainsi amorcer un début de normalisation.
Un tournant dans la lutte internationale contre le mouvement terroriste Boko Haram ?
Parfaitement, ce sommet constituera sans nul doute un tournant stratégique décisif dans la lutte internationale contre le la secte terroriste Boko Haram. En effet, il vient matérialiser la volonté politique des Etats présents de se doter une plate forme d'action commune qui devra se manifester dans les faits par la mise en place d'une stratégique globale au niveau régional. Concrètement, il s'agira d'intensifier la coopération internationale entre les Etats intéressés.
Enfin, ce mini sommet de l'Elysée peut également être considéré comme un double tour de force diplomatique réussi par la France. D’une part, en fédérant l'organisation de la riposte collective contre Boko Haram au tour d'elle, d'autre part, à amener les chefs d’Etats présents à dépasser leurs propres rivalités individuelles.
Bien évidemment, l’expertise française reconnue dans le domaine du contre terrorisme, le succès de l'intervention française au nord Mali pour chasser les djihadistes ont ainsi contribué à asseoir l'autorité morale et la légitimité de la France pour jouer le rôle de chef de file de ce nouveau combat anti terroriste.
Quels types d'actions les Etats vont ils mettre en œuvre pour venir à bout de Boko Haram ?
La stratégie anti terroriste retenue lors ce « mini sommet » prévoit, la coordination du renseignement, l'échange d'informations, le pilotage central des moyens, la surveillance des frontières, une présence militaire autour du lac Tchad et une capacité d'intervention en cas de danger, des «patrouilles coordonnées, ce qui n'était pas le cas, entre les pays limitrophes» du Nigeria.
Le Nigeria bien conscient de la nécessaire collaboration des pays limitrophes pour lutter contre Boko Haram compte tenu du mode d'action opératoire transnational de Boko Haram.
Sur le plan militaire, les dirigeants des Etats présents vont devoir surmonter des problèmes de logistique et de partage du renseignement mais aussi et surtout de l’inter opérationnalité.
Washington, qui a classé en novembre 2013 Boko Haram sur la liste des «organisations terroristes étrangères», a déjà mobilisé des hommes et des équipements pour aider à retrouver les lycéennes.
Les Etats Unis ont en outre fustigé «la lenteur tragique et inacceptable» de la réponse du gouvernement nigérian face à la crise.
S'il n'est pas question d'une intervention militaire occidentale contre Boko Haram, répète l'Elysée, la France, qui intervient militairement au Mali et en Centrafrique, dispose de troupes au Tchad et au Niger et a eu plusieurs ressortissants pris en otages dans la région, se prévaut d'une réelle expertise pour impulser cette lutte.
La France qui dispose d’avions Rafales stationnés à N'Djamena pourra les faire effectuer des missions de reconnaissance. Les deux drones français qui sont au Niger seront certainement mis à contribution.
Au Niger, où de violents combats ont opposé début mai l'armée à des éléments de Boko Haram, la coopération existe déjà mais est limitée par la faiblesse des moyens de ce pays.
La Commission du bassin du lac Tchad, une petite organisation régionale, pourrait être aussi relancée.
Autre piste qui pourrait être abordée, c’est l'implication du Conseil de sécurité de l'Onu et l'éventuelle application de sanctions contre le groupe islamiste et la France se dit d’ores et déjà disposée à être l’initiatrice de telles résolutions.
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