Journée mondiale de la justice sociale : L’économie numérique comme réponse à la promotion de l’emploi.


Journée mondiale de la justice sociale : L’économie numérique comme réponse à la promotion de l’emploi.
Ce 20 février est célébrée dans le monde, la journée mondiale de la justice sociale, conformément à la déclaration de la 63e session de l’Assemblée générale des Nations Unies du 26 novembre 2007.

Pour l’édition 2021, le thème repose sur un appel à la justice sociale dans l’économie numérique.

Depuis le début de 2020, les conséquences de la pandémie covid-19 ont conduit à des accords de travail à distance et permis la poursuite de nombreuses activités commerciales, renforçant encore la croissance et l’impact de l’économie numérique. La crise a également mis à nu et exacerbé la fracture numérique croissante, ce qui a aggravé les inégalités existantes, renseignent les Nations Unies.

La commémoration de cette année soutient les efforts déployés par la communauté internationale afin de trouver des solutions pour parvenir au développement durable, à l’éradication de la pauvreté, à la promotion du plein emploi et du travail décent, à la protection sociale universelle, à l’égalité des sexes et à l’accès au bien-être social et à la justice pour tous. Par conséquent, il vise à favoriser le dialogue avec les États membres et les institutions des Nations Unies compétentes et d’autres parties prenantes sur les actions nécessaires pour surmonter la fracture numérique, offrir des possibilités de travail décent et protéger les droits du travail et de l’homme à l’ère moderne des technologies numériques.

Selon une enquête réalisée, la croissance de l’emploi depuis 2008 n’a été en moyenne que de 0,1 % par année, comparativement à 0,9 % entre 2000 et 2007. En 2019, plus de 212 millions de personnes étaient sans emploi, contre 201 millions les années précédentes. 600 millions de nouveaux emplois doivent être créés d’ici 2030, juste pour suivre le rythme de la croissance de la population en âge de travailler.

Bien que les plateformes numériques de main-d’œuvre offrent aux travailleurs des possibilités génératrices de revenus et bénéficient d’arrangements de travail flexibles, y compris pour les femmes, les personnes handicapées, les jeunes et les travailleurs migrants, elles présentent également certains défis. Pour les travailleurs, il s’agit de la régularité du travail et du revenu, de leurs droits à des conditions de travail équitables, de la protection sociale et d’un niveau de vie adéquat, de l’utilisation des compétences et du droit de former ou d’adhérer à des syndicats. Pour les entreprises traditionnelles, les défis comprennent la concurrence déloyale des plateformes, dont certaines ne sont pas assujetties à la fiscalité conventionnelle et à d’autres obligations en raison de leur nature nouvelle, y compris en ce qui concerne leur main-d’œuvre. Un autre défi pour les entreprises traditionnelles est le montant des fonds nécessaires pour s’adapter en permanence aux transformations numériques, en particulier pour les petites et moyennes entreprises, et la disponibilité insuffisante d’infrastructures numériques fiables.

Pour l’Assemblée générale des Nations-Unies, les réponses réglementaires de nombreux pays ont commencé à aborder certaines des questions liées aux conditions de travail sur les plates-formes de travail numériques.

Pour le cas du Sénégal, le pays offre un environnement propice au développement d’activités liées aux TIC. Il s’est résolument inscrit dans l’ère de l’économie numérique avec une forte volonté́ de l’État qui a mis en œuvre une politique de croissance et de modernisation de son administration fondée sur les TIC avec d’importants investissements consentis en termes de capacité et de modernisation.

Aujourd’hui, le Sénégal offre aux entreprises une liaison ininterrompue au reste du monde grâce à aux connectiques les plus performantes avec un réseau 100% numérisé à haut débit sur l’ensemble du territoire, offrant une gamme de produits et à un réseau de télécommunications numérisé à 100% avec une boucle de près de 6 000 kilomètres de fibre optique et une bande passante internationale. Le pays compte plus de 15,2 millions de lignes de téléphonie mobile. Sur une population de 16,52 millions, le Sénégal compte 7,6 millions d’internautes, soit un taux de pénétration de 46%. Entre Janvier 2019 et Janvier 2020, 205.000 personnes ont accès à internet soit une augmentation de 2.8% selon une étude réalisée par We Are Social et Hootsuite.

Les projections réalisées sur ce volet prévoient également une augmentation du PIB par effet d’entrainement des autres secteurs clés par le numérique, de l’ordre de 300 milliards de F CFA. Il s’agira aussi de tirer parti du fort potentiel du numérique en terme de création d’emplois, avec un objectif de 35.000 emplois directs créés, dans le secteur du numérique au Sénégal d’ici 2025, conformément aux objectifs du PSE.
Samedi 20 Février 2021
Dakaractu



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