Invité dans l'émission "Grand Jury" sur la RFM, l'Ambassadeur de la France au Sénégal, Jean Félix Paganon est revenu sur plusieurs sujets de l'actualité mondiale. Il a commencé par parler des relations entre les présidents Macky Sall et François Hollande qu'il qualifie de relations amicales, respectueuses et profondes. Dans la mesure où elles sont fondées par les sentiments et l'ancienneté de la France au Sénégal.
Ensuite, il est revenu sur l'actualité dernièrement marquée par le journal satirique "Charlie Hebdo" avec des manifestations conduisant à brûler le drapeau français.
Selon Jean Félix Paganon : les manifestations sont un phénomène circonstanciel. D'abord ces manifestations n'ont pas eu lieu qu'au Sénégal, il y en a eu presque dans tous les pays musulmans. Certaines des caricatures de "Charlie Hebdo" ont choqué la sensibilité des musulmans, donc ce n'est pas quelque chose qui est propre au Sénégal. Je ne vois pas développer un sentiment de haine envers les français. Nous nous connaissons depuis longtemps, alors on cohabite ensemble".
Parlant de la part de la France à la conférence des bailleurs promis par le chef de l'Etat Macky Sall et qui aura lieu le mois de mai prochain en Casamance, l'Ambassadeur déclare : la France est présente en Casamance. Je dirai même que c'est un des axes de notre coopération avec le Sénégal. Cette coopération s'inscrit dans un document conjoint signé en octobre 2013. La Casamance fait partie des zones prioritaires dans la coopération avec le Sénégal et il est prévu des investissements dans pas longtemps. Pour les messages de prudence, c'est le gouvernement français qui décide mais pour le Sénégal, il n y a aucune restriction pour un voyage d'affaires ou touristique. Nous ne sommes pas engagés dans la médiation en Casamance, car nous ne sommes pas sollicités pour apporter notre aide. La France n'a reçu aucune demande de participation à la médiation, donc nous n'allons pas nous immiscer dans cette affaire. Nous encourageons cette démarche de médiation, mais nous n'allons pas interférer tant que nous serons pas sollicités".
Sur le Plan Sénégal Emergent, Paganon déclare : "Je crois que c'est une action très importante initiée par le président Macky Sall. Le PSE est une vision globale de toutes les couches. La France s'efforce à mobiliser des investisseurs privés en faveur du PSE. Nous donnons des tuyaux qui touchent des domaines importants tels que l'agriculture avec des investisseurs français dans la vallée du Sénégal. Mais aussi le tourisme avec l'appel des opérateurs touristiques français au Sénégal. Nous allons tout faire pour que le Sénégal soit dans le radar des opérateurs touristiques français".
Sur les réformes au plan énergétique, Paganon souligne que concernant l'électricité au Sénégal, il y a le coût de son utilisation qui pose problème. L'utilisation de l'électricité au Sénégal est relativement à l'échelle mondiale, très élevée. Cela a un impact doublement négatif. Elle est cher pour les utilisateurs, mais aussi pour les producteurs.
Sur l'affaire DP world et la situation des entreprises françaises, l'ambassadeur croit que les entreprises françaises au Sénégal se portent bien elles sont connues et font tout pour la bonne marche des affaires. Bolloré est revenu et Nécotrans est là aussi. Les terminaux à conteneur sont en bonne marche et il y a des opportunités dans le domaine portuaire que nous avons saisis.
Pour parler des critiques de la signature des APE, Paganon pense que "l'Union Européenne n'est pas une prédatrice. C'est une institution qui cherche a développer des coopérations équilibrées avec ses partenaires. Les APE sont équilibrés même s'ils concernent les barrières tarifaires. Ce sont des accords bénéfiques de part et d'autre tant pour l'Europe que l'Afrique. Le fait principal des APE c'est ouvrir le marché européen au produits africains. Il faut arrêter de dire que ça va tuerl'industrie africaine, au contraire c'est une opportunité".
Les reproches sur l'absence de gros investissements de la part des pays européens, comme le fait la Chine, Paganon pense que c'est un prêt que la Chine a fait au Sénégal pour l'autoroute Ila Touba. Pour le diplomate, le type de coopération de la Chine est différent de celui de la France.
Sur la concurrence des entreprises françaises au Sénégal, l'Ambassadeur pense que la concurrence existe partout. Les entreprises travaillent avec des entreprises avec qui elles ont plus de complicité.
Sur le plan politique avec la dernière sortie d'Abdoulaye Wade, Paganon dit sa tristesse car "ces propos ne correspondent pas à l'image qu'on se fait de la vie politique au Sénégal, mais aussi de la démocratie sénégalaise. Je condamne cela parce qu'on ne peut pas porter de telles accusations sur même un simple citoyen, à plus forte raison que cela soit un chef de l'Etat. Cela ramène le débat politique au niveau zéro. La réaction du président Macky Sall de ne pas le poursuivre est une réaction de sagesse. Pire ce qui est plus grave est l'appel à l'insurrection qu'il a fait ou l'appel aux forces armées mais aussi l'appel à la désobéissance de la police. On juge que c'est très grave, mais le gouvernement français ne peut pas s'impliquer dans ce genre de déclaration. C'est une affaire qui concerne avant tout les sénégalais alors une déclaration de la République française n'a pas lieu d'être, car ne pouvant rien régler".
Sur l'appel de Youssou Ndour à la communauté internationale pour raisonner Wade, Paganon se veut clair : "Je pense que sur ces affaires intérieures, il n'est pas raisonnable de souhaiter des interventions extérieures. C'est une affaire qui concerne les sénégalais ou le débat politique sénégalais, je ne pense pas qu'il soit indispensable qu'il y ait des commentaires venant des pays de l'extérieur. Pourquoi non plus demander aux pays de la CEDEAO ou à l'Union Africaine, au lieu de demander à la France ou aux USA. C'est un débat entre sénégalais tant que ça ne touche pas la légalité, il doit se régler entre sénégalais".
Pour le courrier de Me Wade, Paganon révèle l'avoir lu dans la presse avant de le recevoir une semaine après et pour lui, c'est une drôle de façon de saisir les autorités d'un pays et c'est pourquoi ils n'ont pas répondu.
Sur le cas Karim Wade avec toutes les déclarations virulentes, l'Ambassadeur croit qu'ils ne mettront pas le pays à feu et à sang, quel que soit le verdict.
Pour la nationalité française de Karim Wade, Paganon déclare : " la politique du Sénégal sur les binationaux est claire. Quand on a la double nationalité, on ne bénéficie pas de protection consulaire. Alors, il est considéré comme un sénégalais et rien d'autre. La coopération judiciaire s'est bien passée. La France n'a pas classé le dossier, contrairement à ce qu'on dit. Il y avait une entente judiciaire qui a cessé le moment où l'instruction est arrêtée au Sénégal et le dossier transmis au parquet. On ne peut pas continuer à enquêter en France alors que l'instruction est close au Sénégal. La coopération judiciaire a été respectée selon la loi. Un non-lieu pour Karim Wade serait étonnant, mais ce n'est pas un souhait.
Ensuite, il est revenu sur l'actualité dernièrement marquée par le journal satirique "Charlie Hebdo" avec des manifestations conduisant à brûler le drapeau français.
Selon Jean Félix Paganon : les manifestations sont un phénomène circonstanciel. D'abord ces manifestations n'ont pas eu lieu qu'au Sénégal, il y en a eu presque dans tous les pays musulmans. Certaines des caricatures de "Charlie Hebdo" ont choqué la sensibilité des musulmans, donc ce n'est pas quelque chose qui est propre au Sénégal. Je ne vois pas développer un sentiment de haine envers les français. Nous nous connaissons depuis longtemps, alors on cohabite ensemble".
Parlant de la part de la France à la conférence des bailleurs promis par le chef de l'Etat Macky Sall et qui aura lieu le mois de mai prochain en Casamance, l'Ambassadeur déclare : la France est présente en Casamance. Je dirai même que c'est un des axes de notre coopération avec le Sénégal. Cette coopération s'inscrit dans un document conjoint signé en octobre 2013. La Casamance fait partie des zones prioritaires dans la coopération avec le Sénégal et il est prévu des investissements dans pas longtemps. Pour les messages de prudence, c'est le gouvernement français qui décide mais pour le Sénégal, il n y a aucune restriction pour un voyage d'affaires ou touristique. Nous ne sommes pas engagés dans la médiation en Casamance, car nous ne sommes pas sollicités pour apporter notre aide. La France n'a reçu aucune demande de participation à la médiation, donc nous n'allons pas nous immiscer dans cette affaire. Nous encourageons cette démarche de médiation, mais nous n'allons pas interférer tant que nous serons pas sollicités".
Sur le Plan Sénégal Emergent, Paganon déclare : "Je crois que c'est une action très importante initiée par le président Macky Sall. Le PSE est une vision globale de toutes les couches. La France s'efforce à mobiliser des investisseurs privés en faveur du PSE. Nous donnons des tuyaux qui touchent des domaines importants tels que l'agriculture avec des investisseurs français dans la vallée du Sénégal. Mais aussi le tourisme avec l'appel des opérateurs touristiques français au Sénégal. Nous allons tout faire pour que le Sénégal soit dans le radar des opérateurs touristiques français".
Sur les réformes au plan énergétique, Paganon souligne que concernant l'électricité au Sénégal, il y a le coût de son utilisation qui pose problème. L'utilisation de l'électricité au Sénégal est relativement à l'échelle mondiale, très élevée. Cela a un impact doublement négatif. Elle est cher pour les utilisateurs, mais aussi pour les producteurs.
Sur l'affaire DP world et la situation des entreprises françaises, l'ambassadeur croit que les entreprises françaises au Sénégal se portent bien elles sont connues et font tout pour la bonne marche des affaires. Bolloré est revenu et Nécotrans est là aussi. Les terminaux à conteneur sont en bonne marche et il y a des opportunités dans le domaine portuaire que nous avons saisis.
Pour parler des critiques de la signature des APE, Paganon pense que "l'Union Européenne n'est pas une prédatrice. C'est une institution qui cherche a développer des coopérations équilibrées avec ses partenaires. Les APE sont équilibrés même s'ils concernent les barrières tarifaires. Ce sont des accords bénéfiques de part et d'autre tant pour l'Europe que l'Afrique. Le fait principal des APE c'est ouvrir le marché européen au produits africains. Il faut arrêter de dire que ça va tuerl'industrie africaine, au contraire c'est une opportunité".
Les reproches sur l'absence de gros investissements de la part des pays européens, comme le fait la Chine, Paganon pense que c'est un prêt que la Chine a fait au Sénégal pour l'autoroute Ila Touba. Pour le diplomate, le type de coopération de la Chine est différent de celui de la France.
Sur la concurrence des entreprises françaises au Sénégal, l'Ambassadeur pense que la concurrence existe partout. Les entreprises travaillent avec des entreprises avec qui elles ont plus de complicité.
Sur le plan politique avec la dernière sortie d'Abdoulaye Wade, Paganon dit sa tristesse car "ces propos ne correspondent pas à l'image qu'on se fait de la vie politique au Sénégal, mais aussi de la démocratie sénégalaise. Je condamne cela parce qu'on ne peut pas porter de telles accusations sur même un simple citoyen, à plus forte raison que cela soit un chef de l'Etat. Cela ramène le débat politique au niveau zéro. La réaction du président Macky Sall de ne pas le poursuivre est une réaction de sagesse. Pire ce qui est plus grave est l'appel à l'insurrection qu'il a fait ou l'appel aux forces armées mais aussi l'appel à la désobéissance de la police. On juge que c'est très grave, mais le gouvernement français ne peut pas s'impliquer dans ce genre de déclaration. C'est une affaire qui concerne avant tout les sénégalais alors une déclaration de la République française n'a pas lieu d'être, car ne pouvant rien régler".
Sur l'appel de Youssou Ndour à la communauté internationale pour raisonner Wade, Paganon se veut clair : "Je pense que sur ces affaires intérieures, il n'est pas raisonnable de souhaiter des interventions extérieures. C'est une affaire qui concerne les sénégalais ou le débat politique sénégalais, je ne pense pas qu'il soit indispensable qu'il y ait des commentaires venant des pays de l'extérieur. Pourquoi non plus demander aux pays de la CEDEAO ou à l'Union Africaine, au lieu de demander à la France ou aux USA. C'est un débat entre sénégalais tant que ça ne touche pas la légalité, il doit se régler entre sénégalais".
Pour le courrier de Me Wade, Paganon révèle l'avoir lu dans la presse avant de le recevoir une semaine après et pour lui, c'est une drôle de façon de saisir les autorités d'un pays et c'est pourquoi ils n'ont pas répondu.
Sur le cas Karim Wade avec toutes les déclarations virulentes, l'Ambassadeur croit qu'ils ne mettront pas le pays à feu et à sang, quel que soit le verdict.
Pour la nationalité française de Karim Wade, Paganon déclare : " la politique du Sénégal sur les binationaux est claire. Quand on a la double nationalité, on ne bénéficie pas de protection consulaire. Alors, il est considéré comme un sénégalais et rien d'autre. La coopération judiciaire s'est bien passée. La France n'a pas classé le dossier, contrairement à ce qu'on dit. Il y avait une entente judiciaire qui a cessé le moment où l'instruction est arrêtée au Sénégal et le dossier transmis au parquet. On ne peut pas continuer à enquêter en France alors que l'instruction est close au Sénégal. La coopération judiciaire a été respectée selon la loi. Un non-lieu pour Karim Wade serait étonnant, mais ce n'est pas un souhait.
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