Une trahison de l’éthique scolaire au nom de l’amour ? L’affaire fait grand bruit au lycée Blaise Diagne, où un assistant censeur a franchi la ligne rouge entre responsabilités éducatives et relations personnelles. Dans un article explosif, Libération dévoile les dessous d’un scandale mêlant favoritisme, fuite d’épreuve et liaison amoureuse.
C’est une affaire qui heurte de plein fouet l’école publique sénégalaise. Le tribunal des flagrants délits de Dakar a condamné ce mercredi Khalifa Ababacar Guèye, assistant du censeur du lycée Blaise Diagne, à deux ans de prison dont trois mois ferme. Son crime ? Avoir transmis le corrigé de l’épreuve d’anglais du bac blanc à une élève… avec qui il sortait.
Selon les révélations de Libération, la bénéficiaire de cette tricherie n’est autre que F. Diop, une élève du même établissement, avec qui Guèye entretenait une relation amoureuse avant leur rupture. À la barre, l’homme n’a pas nié les faits, justifiant son geste par un prétendu désir « d’aider » son ex-compagne.
De l’amour à la fraude : une ligne franchie
Ce que la justice a vu, c’est un abus de position doublé d’une manipulation affective. L’assistant censeur, censé veiller à la discipline et à l’intégrité scolaire, a utilisé ses fonctions pour favoriser une élève avec qui il avait une histoire sentimentale. Une situation qui suscite l’indignation et pose la question du mélange toxique entre vie privée et mission éducative.
Huit élèves sanctionnés dans la même affaire
Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Comme le souligne Libération, huit autres élèves – provenant des lycées Blaise Diagne et Delafosse – ont été reconnus coupables de fraude dans le cadre de cette même affaire de fuite massive. Tous ont été condamnés à payer une amende de 50 000 FCFA chacun.
Ces élèves, qui ont bénéficié des corrigés fuités, ne sont certes pas à l’origine de l’opération, mais leur participation active à la tricherie les rend complices d’une chaîne de fraude qui a gravement entaché le déroulement du bac blanc.
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