Droits humains : Des journalistes en retraite à Saly (Mbour) pour se renforcer sur les questions de droits de l'homme et de sécurité dans le travail

Le Haut Commissariat des Nations-Unies aux Droits de l'homme, via le Bureau régional Afrique de l'Ouest, a initié un séminaire de renforcement de capacités sur les questions de droits de l'homme et de la sécurité à l'intention des journalistes. Ce séminaire, qui a démarré ce vendredi 29 octobre 2021, a pour objectif de favoriser les médias indépendants et la reconnaissance publique de la valeur de l'accès à l'information, mais également permettre au grand public d'améliorer ses connaissances sur la valeur de l'accès à des informations vérifiées avec un accent particulier sur la misogynie et les femmes journalistes.


 Il est à souligner que cette formation va permettre aux journalistes d'avoir une meilleure compréhension des reportages sur la liberté d'expression, la liberté des médias et sur les autres questions relatives aux droits de l'homme, au genre et sur des situations et contextes spécifiques (élections, manifestations, justice raciale, conflits armés et pandémies).
 
À l'occasion, cette retraite va aussi permettre de mettre l'accent sur la prévention et la protection des journalistes en général avec un accent particulier sur les femmes, journalistes.
 
« Il existe des menaces, violences et harcèlements surtout dans les médias sociaux. Ces situations que peut vivre le journaliste dans le cadre de son travail, entravent le travail des professionnels et la préservation de leur dignité. C’est pourquoi les journalistes ont besoin de protection et d’encadrement pour mieux faire leur travail » selon Ibrahima Baldé, président de la Convention des jeunes reporters du Sénégal (CJRS).
 
Pour Ibrahima Lissa Faye, président de l’association des professionnels de la presse en ligne (APPEL), il avance que malgré la réglementation, "les journalistes sont brutalisés soit par des policiers, soit par des assaillants." Il précise que beaucoup de journalistes sont victimes d’agression et des maisons de presse font souvent l'objet d'attaque.
 
Abondant dans le même sens, la présidente de l’association des femmes de médias, Margarite Rosalie Ndiaye, affirme que les journalistes peuvent se retrouver dans une tournure inattendue dans le cadre de l'exercice de leur fonction. Aussi, elle fait savoir qu'ils doivent être outillés pour faire face à des situations pareilles.
 
Par ailleurs, le Directeur des droits humains au ministère de la Justice notifie que l’État du Sénégal a mis sur pied des organes de régulation et autres entités qui permettent un cadre approprié pour l’exercice du travail de journaliste. Selon Soulèye Diouf, des défis restent certainement à relever, mais le Sénégal fait d’énormes efforts pour offrir un meilleur cadre de travail.
 
Pour sa part, Mona Rishmawi du Haut-commissariat des Nations Unies pour les droits de l’homme, des avancées sont en train d’être franchis. D’ailleurs, note-t-elle, le prix Nobel de la paix de l’année 2021 a été accordé à un journaliste et c'est une forme de reconnaissance.
Samedi 30 Octobre 2021
Dakaractu



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