Cumul de fonctions : Le nouveau PM Ousmane Sonko va-t-il renoncer à la mairie de Ziguinchor ?


Alors que sa supposée démission de la mairie de Ziguinchor (pas encore officielle) a été agitée sur la toile quelques heures suite à sa nomination, Ousmane Sonko, le Premier Ministre fraîchement désigné par le président Bassirou Diomaye Faye, est attendu au tournant. Et pour cause, l’actuel président du parti politique "Pastef" et non moins édile de la ville Ziguinchor s’est toujours farouchement opposé au cumul des fonctions. « Je ferais voter une loi à l’assemblée nationale. Laquelle loi interdirait définitivement les cumuls de fonctions. Cet engagement figurera dans mon programme de 2024 » promettait Ousmane Sonko quelques années auparavant. 
 
À cet effet, dans la partie intitulée : « La réforme des institutions et du système électoral pour améliorer l'État de droit, la bonne gouvernance et la démocratie participative » du programme proposé par la "Coalition Diomaye Président", on peut lire les propositions ci-dessous : « Nous initierons des réformes pour limiter les pouvoirs du Président de la République qui, une fois élu devra, s'il y a lieu, obligatoirement démissionner de son poste de Président de parti politique. » Une situation qui ne concerne pas pour le moment, Ousmane Sonko. 
 
 
À la suite de cette proposition il est également annoncé ceci : « Nous adopterons une loi interdisant le cumul des mandats électifs, pour les personnes en responsabilité au niveau du pouvoir exécutif et/ou législatif », comme le c’est le cas pour Sonko (maire de Ziguinchor et Premier Ministre. Ce qui voudrait dire que le nouveau PM, Ousmane Sonko, s’il s’inscrit dans cette dynamique qu’il veut lui-même impulser, devrait démissionner de son poste de maire de Ziguinchor pour rester focus sur les lourdes charges qui attendent le chef du gouvernement. 
 
Même s'il pourrait y avoir une petite nuance à faire entre le cumul des fonctions s’agissant uniquement des postes électifs et non nominatifs. À moins que ladite proposition ne prenne en compte tous les cas de cumuls de fonctions peu importe qu’il s’agisse d’un poste électif et ou nominatif. En attendant la formation très attendue du nouveau gouvernement, Sonko a encore le temps de régler ce cas d’espèce selon son appréciation et sur la base de ses engagements du temps de l’opposition. 
 
Il convient de souligner que l'adoption annoncée du projet ou de la proposition de loi en question permettrait de résoudre ce problème de cumul de fonctions, qui risque d'être une difficulté majeure pour le nouveau régime.
Mercredi 3 Avril 2024
Dakaractu



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