Célébration de « la journée al Qods » au Sénégal : le silence de la communauté internationale sur les souffrances du peuple palestinien dénoncé...

Initiée en 1979 par l’Imam Khomeiny, « la journée mondiale Al Qods» (journée de Jérusalem) a été célébrée cette année dans beaucoup de pays arabo-musulmans. Au Sénégal, c’est l’ambassade de la République Islamique d’Iran qui a servi de réceptacle à cette tradition. À côté de l’ambassadeur d’Iran se trouvaient celui de la Palestine, de l’Algérie, du Venezuela et le chargé d’affaires de l’ambassade de Syrie à Dakar.


Face à la presse sénégalaise, les diplomates ont rappelé le sens de la célébration de cette journée.

Hôte de la cérémonie, l’ambassadeur d’Iran, Mohammad Reza Dehshiri considère que « cette journée mondiale de Qods est une incarnation unique de l’unité des musulmans et de tous les défenseurs de la liberté dans le monde en déclarant leur soutien à la Palestine et en exprimant leur mécontentement et leur aliénation face aux sionistes usurpateurs, en condamnant les crimes et l’occupation de cette entité et en dénonçant le racisme et les pratiques inhumaines des sionistes ».

Selon Boualem Chibibi, ambassadeur d’Algérie, « la journée internationale al Qods nous offre l’occasion de manifester notre solidarité avec la Palestine », mais aussi « de montrer que la question palestinienne n’est pas encore résolue ».

Le chargé d’affaires de l’ambassade de Syrie déclare à son tour que « la célébration de cette journée est la preuve que la Libération du peuple palestinien incombe au monde arabo-musulman ». Un monde arabo-musulman qui est en de plus en plus divisé sur la question palestinienne. Pour Mohammad Deza Dehshiri, c’est un « plan diabolique sioniste-occidental visant à créer des divisions et des conflits entre les pays islamiques dans leur solidarité avec la Palestine.

De son côté, l’ambassadeur du Vénézuela qui a participé à la conférence de presse « condamne la politique belliciste du gouvernement israélien visant à dénier à la Palestine le droit à l’autodétermination ». Un droit revendiqué par un peuple meurtri qui, d’après Boualem Chébibi, ne connaît que des souffrances et voient leurs conditions de vie se détériorer de jour en jour.

À ce sujet, l’ambassadeur de Palestine, Safwat Ibraghith a revisité toutes les brimades subies par ses compatriotes depuis 74 ans. Le diplomate en poste à Dakar et représentant de son pays dans des capitales sous régionales dénonce des crimes à l’extérieur, la privation en eau et d’autres souffrances imposées par l’État juif à la Palestine. Le dernier épisode, indique son homologue algérien, c’est l’escalade de violence contre les fidèles de la mosquée Al Aqsa. Ce qui rend d’autant plus actuelle la question palestinienne.

Le diplomate iranien, Mohammad Reza Dehshiri demande à cet égard à la communauté internationale de « jouer un rôle majeur » et d’ « assurer la fin de l’occupation », pour « l’exercice du droit à l’autodétermination et le respect des droits du peuple palestinien ». Safwat Ibraghit exhorte la communauté internationale à faire cesser le silence sur l’ « injustice » que subit le peuple palestinien. « C’est le silence du monde qui nous tue », déplore-t-il en rappelant que la même mobilisation du monde occidental pour le respect du droit international dans la crise russo-ukrainienne doit être de mise dans le conflit israélo-palestinien. Il appelle à isoler Israël à travers un boycott de ses investissements.

Pour finir, Mohammad Reza Dehshiri de l’Iran fait savoir que « les occupants sionistes et leurs partisans internationaux doivent savoir que la volonté de résistance ne sera jamais ébranlée et que la résistance islamique et nationale continuera sous toutes ses formes à soutenir le peuple palestinien opprimé ».

 
Vendredi 29 Avril 2022
Dakaractu



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