Au-delà du rejet de la candidature de Karim Wade à cause de sa double nationalité, il y a des binationaux parmi les vingt candidats choisis. Le Conseil Constitutionnel, en tant que juge des élections, garde-t-il encore toute sa crédibilité ?
Sur les ondes de la Rfm, le juriste El Amath Thiam nous livre ses éléments de réponse. Selon lui, il y a un laxisme parfait du Conseil Constitutionnel qui a failli à sa mission de contrôle des candidatures. « Ils ont violé la loi parce que n’oubliez pas que c'est la mission du Conseil Constitutionnel de voir la conformité des lois par rapport à la constitution.
Aujourd’hui, avons-nous une loi d’ordre public ? La constitution dit que toute personne qui veut candidater à la présidence de la république doit être de nationalité exclusivement sénégalaise, c’est-à-dire que tu ne peux avoir une nationalité autre que celle sénégalaise. Alors qu’on a vu des candidats qui ont d’autres nationalités et qui sont passés, qui veulent candidater pour devenir président de la République.
Maintenant, il faut voir deux choses. Entre l’intérêt préservé et l’intérêt sacrifié qu’est-ce qu’il faut choisir ? Parce qu'il y a l'intérêt préservé, ici l’institution de la présidence de la république. C’est trop cher et trop important, primordial. Moi, personnellement, je préfère qu’on sacrifie l’intérêt d’un candidat au but de l’intérêt présidentiel parce que la charge du président de la république est très importante. »
Sur le cas de la double nationalité soulevée de Rose Wardini, candidate à la présidentielle, il estime que le conseil constitutionnel n’a pas usé de toutes ses compétences notamment ses pouvoirs d’investigation. Car, L’article L125 du code électoral lui en donne toutes les prérogatives.
« Le conseil constitutionnel devait prendre tout le temps nécessaire bien que nous sachions que les délais en matière de contentieux électoral ou les délais de procédure électorale sont des délais de franchise, mais le Conseil Constitutionnel sur certaines questions pourquoi ne ferait-elle pas appel à l’expertise ou à la compétence de la brigade de recherche de la gendarmerie ou de la police pour faire ce travail-là à sa place ? »
Par conséquence, au nom de l’équité et de l’égalité entre citoyen, Karim Wade a intérêt à agir et le conseil constitutionnel a l’obligation de l’entendre. « Et, là est ce qu’on peut permettre à Karim Wade de revenir devant le conseil pour poser le débat parce que c’est des règles d’ordre public. On ne peut pas se permettre qu’un candidat soit d’une autre nationalité. C’est la loi sénégalaise qui dit qu’on ne peut pas être candidat ou président de la République du Sénégal en ayant la double nationalité. C’est la loi qui l’interdit. »
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