TABASKI EN PRISON POUR INSULTES - Assane, Moustapha et serigne Bass, trois délinquants aux origines différentes, mais aux destins identiques


À jamais, leurs noms  resteront gravés dans la mémoire collective des Sénégalais. Assane Diouf, Moustapha Diakhaté et Bass Fall sont liés par un fait : l'insulte.

D'origines différentes...Assane Diouf émigré vivant aux États-Unis, Serigne Moustapha Diakhaté, maître coranique et chef religieux à Darou Salam, Bass Fall, diawrigne d'une Dahira Tidiane habitant Dakar... les trois Sénégalais ont, finalement, passé la fête de l'Aïd-El-Kébir en prison. Leur tort a été d'abreuver d'injures des chefs religieux et au-delà d'eux la foi de millions de Sénégalais.

Au cas par cas, nous rappellerons que Diouf passait le plus clair de son temps  sur internet scotché derrière son ordinateur abreuvant d'insultes plusieurs personnalités politiques. Même le Président de la République n'échappait pas à sa furie. L'homme était comparé à un distributeur automatique d'insultes.
Les Sénégalais venaient de découvrir une nouvelle forme d'opposition symbolisée par un écart de langage inhabituel et foncièrement rejeté par la société. D'autres après lui essaieront de l'imiter mais sans jamais avoir autant de succès. Assane Diouf, rapatrié du pays de l'Oncle Sam, poursuivra son show, mais malheureusement commencera à s'attaquer aux Chefs religieux. Il sera, par la suite, hébergé à Rebeuss. Il venait de s'en prendre au porte-parole du Khalife Général des Mourides.


Pour Serigne Moustapha Diakhaté, le festival a été moins long. Arguant riposter à des attaques, le maître coranique s'est, de manière virulente et irrespectueuse, attaqué au Khalife Général des Tidianes. Il échappera à la section des Recherches une fois, mais devra échouer quelques semaines plus tard entre les mains de la Division des Investigations Criminelles.

Bas Fall, réputé diawrigne d'une dahira Tidiane, s'était lui choisi une autre trame. Après avoir ouvert une page Facebook au profil de Serigne Cheikh Bassirou Mbacké Abdou Khadre, il se mettait  très fréquemment à jeter des insanités horribles, les unes plus que les autres, sur la confrérie mouride. Il sera alpagué le même jour que son ami de Darou Salam avant d'être déféré.


Tous les trois ont eu l'immense malheur de passer la fête de la Tabaski en prison ruminant leur colère contre leurs propres impertinences. Le comble dans toute cette tragédie, c'est que nul ne semble s'intéresser à eux et à leur sort. Ni Dahiras, ni associations de défense des droits de l'homme, ni leurs propres parents ne se sont hasardés à faire du bruit... Personne n'a voulu, vraisemblablement, s'attirer les foudres des populations.
Vendredi 24 Août 2018
Dakaractu



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter



Dans la même rubrique :