DAKARACTU.COM - « Je ne connais pas Cheikh Guéye. Si je le croisais dans la rue, je ne le reconnaitrais pas. Je l’ai nommé en raison de son profil sans le connaitre personnellement. » Telle est la réponse servie par le chef de l’Etat, Abdoulaye Wade, à un de ses visiteurs avec qui il débattait des protestations de l’opposition suite à la nomination du tout nouveau ministre des Elections et des Référendums. Wade n’a en effet vu Cheikh Guéye que deux fois avant son entrée dans le gouvernement : une première fois où il recevait Ousmane Ngom en présence de certains cadres de son ministère de l’Intérieur et une seconde la veille du jour où il a nommé le ministre des Elections.
Si Abdoulaye Wade a fait confiance sans le connaitre à Cheikh Guéye, ce dernier s’étonne que d’autres acteurs politiques qui le connaissent bien doutent de lui. Le premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Ousmane Tanor Dieng, par exemple, est celui qu’Abdou Diouf avait chargé en 1998 de convaincre Guéye, alors inspecteur général d’Etat, d’accepter d’être nommé au poste de directeur général des Elections. Tanor a dit à son interlocuteur tout le bien que le chef de l’Etat de l’époque et lui-même pensaient de lui pour le déterminer à accepter. Macky Sall, qui fut ministre de l’Intérieur d'août 2003 à avril 2004, ne tarissait pas d’éloges pour le directeur général des élections qu’il présente aujourd’hui à l’opinion comme étant incapable de mener à bien un processus électoral équitable. La politique a ses mystères que la logique ignore.
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