Nicolas Sarkozy en garde à vue : "J'ai encore des preuves solides", le fils de Kadhafi Seif al-Islam se réjouit de "l'arrestation"

Seif al-Islam a accordé un entretien téléphonique au site "Africanews" et se dit prêt à témoigner.


Nicolas Sarkozy en garde à vue : "J'ai encore des preuves solides", le fils de Kadhafi Seif al-Islam se réjouit de "l'arrestation"
Il félicite "la justice française pour l'arrestation de Nicolas Sarkozy". Dans un entretien accordé au site Africanews ce mercredi 21 mars, Seif al-Islam, fils de Mouammar Kadhafi, a été interrogé sur la garde à vue de l'ancien président de la République dans le cadre de l'affaire portant sur le possible financement libyen de sa campagne de 2007.

Et le fils de l'ex-dictateur libyen, depuis sa "retraite quasi clandestine", se montre particulièrement loquace et enthousiaste. "Je précise que j'ai encore des preuves solides contre Sarkozy. Et je n'ai pas encore été entendu comme témoin dans cette affaire, ni Abdallah Senoussi, l'ex-directeur des services de renseignements libyens qui détient encore un enregistrement de la première réunion de Sarkozy et Kadhafi à Tripoli avant sa compagne électorale", affirme celui qui fait toujours l'objet d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale.

Autre émissaire cité par Seif al-Islam et qui pourrait, selon lui, aider la justice française: "Bachir Salah, l'ex-PDG de la Libya Investment, qui est prêt à témoigner malgré les menaces de mort".

Le fils du "Guide", qui occupait lui-même un poste stratégique au sein du régime dirigé son père, estime néanmoins que cette garde à vue arrive trop tard. "Elle vient en retard et après 7 ans de guerre. Je dis dommage parce que j'avais donné moi-même les preuves sur cette affaire dans une interview accordée à Euronews en 2011, à Tripoli, mais la justice, que ce soit en France ou à l'international, n'a pas bougé à l'époque".

Seif al-Islam profite de cet entretien pour adresser un message à Emmanuel Macron. "Je tiens à vous dire que l'ex-président Sarkozy est responsable du chaos et de la propagation du terrorisme et de l'immigration clandestine en Libye et dans la région. J'appelle donc le président Macron à prendre des mesures pour soutenir les élections en Libye qui pourraient corriger ce qu'a fait son prédécesseur", lance-t-il.
Mercredi 21 Mars 2018
Dakaractu



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