Massalikoul Djinane (Les chemins du paradis) ou l'emblême d'une résistance contre l'impérialisme culturel occiedental.


Massalikoul Djinane (Les chemins du paradis) ou l'emblême d'une résistance contre l'impérialisme culturel occiedental.
 Au moment où le débat fait rage sur les antis valeurs culturelles que les occidentaux essayent de nous imposer à travers une approche stratégique étudiée et multiforme ( l’acceptation des LGBTI dans notre société), nous devons nous féliciter de la construction d’un bijou aussi majestueux et symbolique que la Mosquée de Maasalikoul Djinane.
Cette mosquée qui va accueillir plus de 10.000 fidèles sur une superficie de 5 hectares symbolisent plus que tout le refus de l’acculturation non pas seulement de la confrérie mouride mais de toute la communauté sénégalaise y compris nos frères et sœurs chrétiens.
En lançant ce vaste projet d’une dimension mondiale, la communauté mouride ne pouvait s’imaginer qu’elle écrivait en même temps une nouvelle page décisive de l’histoire culturelle et contemporaine de notre pays. Massalikou Djinane n’est ni une simple mosquée, encore moins un complexe mais à l’image de la mosquée Hassane II ou la mosquée Istiqlal à Jakarta en Indonésie et celle du Roi Faisal, à Islamabad, Pakistan, elle symbolisera la résistance à l’acculturation sous le label de « l’universalité de la Culture ».
Cet édifice somptueux avec ses minarets imposants transmet un message vibrant au monde entier : « Nous sommes fiers de notre modèle socio-économique ». En effet, au-delà d’avoir jalousement préservé et répandu la vie et l’œuvre de Cheikh Ahmadou Bamba, la communauté mouride a compris très tôt que toute acculturation à pour soubassement un manque de sécurité économique qui peut menacer l’héritage de leur guide.
Aujourd’hui au moment où la jeunesse fait face à des maux multiformes dont la déviation des mœurs, les confréries restent un rempart solide contre la banalisation des vices et des interdits prescrits par Dieu (SWT) dans le Coran et dont le Prophète Mohamed (PSL) a porté le combat durant toute sa vie.
L’architecture est une forme d’expression culturelle qui peut servir de référence aux jeunes et les pousser à un sursaut patriotique pour préserver l’intérêt général de la Nation. Les perses, dans le passé, se sont servis de l’architecture pour repousser l’invasion des arabes et continue à en faire une arme contre les occidentaux.
En se donnant les moyens d’exprimer leur fierté et leur reconnaissance à leur guide spirituel Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké (RTA), la communauté mouride a ouvert la voie de l’expression de l’Islam noire à travers des édifices culturels de dimension internationale.
Le vénéré El Hadj Oumar Foutiyou Tall avait très tôt compris que le combat contre les occidentaux étaient avant tout culturel avant d’être religieux. Durant ces nombreux voyages et conquêtes, il n’a cessé de construire des mosquées à l’architecture soudano-sahélienne pour réaffirmer la négritude de notre foi en Dieu. Les mosquées de Dinguiraye (Guinée Conakry) en passant par celle de Nioro du Sahel (Mali) restent typiquement ancrées dans l’histoire traditionnelle de nos contrées à l’époque où les royaumes étaient à la tête de la gestion de l’Etat.
Aujourd’hui nous devons réaffirmer notre ancrage à notre culture sénégalaise et préserver ce qu’elle a de plus beau et de plus humain. Nous ne pourrons construire le Sénégal de demain sans préserver notre identité socio-culturelle et religieuse.
C'est le sens qu'il faut donner à l'édification de ce joyau qui va déteindre pendant des siècles sur les populations de Dakar ainsi que sur toute la communauté musulmane sénégalaise et africaine.
Honorable Cheikhou Oumar Sy
Mercredi 17 Juillet 2019
Dakaractu



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