Exercice de recherche et sauvetage (SAREX 2023) : L’armée de l’air teste son nouveau dispositif d’intervention


L'exercice de recherche et de sauvetage dénommé « SAREX 2023 » est organisé par l'Armée de l'air, en coopération avec le Royaume d'Espagne à Thiès et Dakar. Cet exercice qui s'inscrit dans le cadre de la coopération militaire entre le Sénégal et le Royaume d'Espagne en matière de Recherche et de Sauvetage (SAR) est une activité de formation qui vise à renforcer le niveau opérationnel des équipages et du personnel de coordination (SMC) dans le domaine de la recherche et du Sauvetage.
Il a comporté deux volets : un exercice de recherche et sauvetage en milieu terrestre (SATER) qui consiste en une simulation d'un accident ou incident d'aéronef sur le territoire sénégalais ; un exercice de recherche et sauvetage en milieu maritime qui consiste en une simulation d'une pirogue à la dérive en détresse au large des côtes sénégalaises.

À la fin de ces deux formations, le commandant Moussa Diagne, chef du centre de défense aérienne et de coordination des opérations est revenu sur les objectifs et les moyens mobilisés pour la circonstance.
 
La mise en place du scénario de sauvetage

Le centre de défense aérienne et de coordination des opérations englobe le centre de coordination et de sauvetage de Dakar. Cela rentre dans l’exercice d’Axa que nous organisons depuis la semaine dernière. Lundi nous avons fait un sauvetage en milieu terrestre et mardi en mer.

Nous avons effectué un scénario et mis en jeu une pirogue à l’émigration clandestine en détresse dans une zone avec des personnes. Il fallait déclencher une mission de recherche pour trouver la position et pouvoir coordonner avec les hélicoptères pour déployer une équipe de sauvetage.


Un figuratif de 12 personnes dont quatre ont été récupérés par les hélicoptères déployés et le reste par la marine nationale.


Le but de l’exercice c’est de voir la fonctionnalité et l’adéquation des procédures pour faire un sauvetage des naufragés dans le temps et les délais fixés.
 
Vulgariser le service de recherche et de sauvetage


Les objectifs ont été atteints. Nous allons mettre en place le plan des actions collectives pour changer nos procédures voire les améliorer. L’un des buts majeurs de l’exercice, c’est de vulgariser le service de recherche et de sauvetage (SAR). Elle englobe presque 6 millions de kilomètres carrés : Mauritanie, Mali, Côte d'Ivoire qui font partie de cette zone aérienne dont nous avons la responsabilité. S’il y a crash dans cette zone, nous avons la responsabilité vis-vis de l’OACI qui nous donne les prérogatives d’intervenir et sauver les personnes.
 
Les accords et le champ d’intervention


Ces exercices sont d’une importance capitale pour notre centre. Nous avons un service d’alerte qui inclut les balises de détresse. Si elles sont déclenchées en cas de détresse, nous recevons par satellite les messages à partir du centre de Las Palomas qui nous envoie au RCC. Nous avons aussi un service d’alerte avec le centre de la marine nationale et du money time qui est responsable de la zone maritime et des navires en détresse qui nous envoie directement les détresses. L’alerte est ainsi donnée nous coordonnons avec l’ensemble des équipages que nous avons. D’abord nous avons un Falcon 50 français qui est à notre disposition 24/24 et d’autres aéronefs. Nous avons des accords protocolaires avec le Cap Vert, l’Espagne et d’autres États qui pourront mettre à notre disposition des aéronefs pour sauver plus et plus efficacement les victimes.  
Mercredi 29 Novembre 2023
Chamsidine Sane



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