Éducation / JIM : Les autorités misent sur les langues maternelles pour améliorer les performances


Le ministère de l'éducation nationale a célébré ce Jeudi 29 Février la journée internationale de la langue maternelle dans les locaux dudit ministère à Diamniadio. L'édition de cette année retenue sous le thème,  "L'éducation multilingue : un pilier de l'apprentissage et de l'apprentissage intergénérationnel" est une occasion pour l'Unesco d'inviter les acteurs éducatifs à des réflexions sur les enjeux du multilinguisme et sur l’impérieuse nécessité de mettre en œuvre des réformes qui accordent aux langues nationales une place centrale dans les politiques éducatives.

Selon la secrétaire générale du ministère de l'éducation nationale qui a présidé la cérémonie, depuis plus de 20 ans, le Sénégal est résolument engagé dans la dynamique d'utilisation de nos langues maternelles dans les enseignements et beaucoup d'efforts ont été menés. "Nous sommes allés dans une dynamique consensuelle. Nous avons déjà six (6) langues codifiées sur les 22 au niveau du Sénégal. Mais six (6) sont en train d'être mises en œuvre au niveau de l'enseignement apprentissage. Cela se fait dans une dynamique sectorielle à travers la cartographie linguistique que nous menons au niveau des localités pour déterminer la langue, la mieux parlée, la mieux maîtrisée par les élèves et qui fait l'objet d'une langue utilisée, d'une langue d'enseignement", a déclaré Khadidiatou Diop Mbodj, attestant que tous les pays qui sont de grandes puissances économiques sont partis avec leur langue maternelle.

Ainsi, souligne-t-elle, les évidences au niveau international ont montré que tout ceux qui utilisent la langue maternelle à l'école, tout ceux qui utilisent la maternelle comme langue officielle font de bonnes performances éducatives. "Quand on dit langue maternelle, c'est pas que tous les Sénégalais ou que tous les élèves vont utiliser chacun sa langue maternelle, a-t-elle éclairé. C'est dans une dynamique sectorielle à travers la cartographie linguistique que nous menons au niveau des localités pour déterminer la langue, la mieux parlée, la mieux maîtrisée par les élèves et qui fait l'objet d'une langue utilisée d'une langue d'enseignement", a fait savoir la secrétaire du MEN.

Lors de sa prise de parole, le représentant de l'Unesco, le Dr Tidiane Sall, a révélé que les statistiques ont montré que plus de 70% des enfants souffrent de maîtrise de la compétence, de lire et d'écrire, parce que simplement c'est une langue seconde. "Langue est un facteur d'identité. C'est un creuset de culture. Toutes les études menées par l'Unesco où les grandes institutions internationales qui réfléchissent sur ces thématiques, ont fini de montrer que l'enfant qui démarre par sa langue première est plus performant même dans la seconde langue qu'il acquiert. Ce n'est plus une réflexion. C'est devenu quasiment une tautologie", a-t-il dit.

La cérémonie a été l’occasion pour l'union des associations nationales de langues du Sénégal de faire un vibrant plaidoyer pour les langues nationales. "Nous demandons à l'État de nous aider à obtenir un siège appelé, la maison des langues maternelles. Car, celà va créer une synergie d'action entre tous les organismes qui gravitent autour des langues", a sollicité Ahmed Sy et ses camarades.
Jeudi 29 Février 2024
Dakaractu



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