CAN 2022 / 8èmes de finale : Les tirs au but, une sérieuse alternative pour des Lions en panne sèche ?


Face à l'inefficacité offensive des footballeurs Sénégalais depuis le démarrage de la Coupe d'Afrique des Nations de football (CAN), les séances de tirs au but se présentent telles une alternative pour vaincre l'adversaire. Le spectre de la fatidique séance des  pénaltys, du match de quart de finale (Sénégal vs Cameroun) de la CAN 2017 plane encore au-dessus de la tanière encore impactée.

Un quart de finale terriblement perdu 5 TAB à 4 contre les Lions indomptables. Une raison de plus pour que le sélectionneur national, Aliou Cissé, qui était déjà aux commandes en 2017,  prévoie très sérieusement cette option pendant la phase à élimination directe. 

C'est connu de tous, les Lions ne sont pas forcément des "tueurs" s'agissant des tirs au but ou tout simplement de la gestion des balles arrêtés (corners, coup-francs directs) que ce soit dans les phases défensives encore plus concernant celle offensives. Pour palier à cette défaillance qui fragilise bon nombre de sélections, Aliou Cissé a grand intérêt à faire de sorte que ses hommes s'exercent davantage à maîtriser ce coup du sort, dans l'éventualité où le manque de réalisme des Sénégalais persistait. Après tout, c'est un exercice très technique, qui requiert à la fois dextérité et nerfs d'acier au moment de l'exécution du geste décisif.

Au détour de sa visite sous forme de conférence de presse, au niveau de l'hôtel Mako Palace (Bafoussam, Cameroun) où la presse sportive sénégalaise a établi son siège pour la couverture de la CAN, Aliou Cissé a été interpellé ce vendredi, à ce sujet. Sans véritablement prendre la problématique soulignée au sérieux ou du moins extérieurement, il a tout simplement esquivé avec adresse.

D'après lui, l'idéal serait tout simplement de retrouver de l'efficacité devant le but. Notamment lors du match de huitième de finale contre les "Requins bleus" du Cap-Vert, ce mardi 25 janvier à 16h00 GMT. Un vœux pieux qui, si toutefois il ne se réalisait pas, condamnerait le Sénégal à aller jouer son avenir à la loterie. 

Étant donné que les vice-champions d'Afrique n'ont pas vraiment rassuré leurs supporters dans cet exercice, tout doit être mis en œuvre pour préparer cette éventualité qui est plus que probable dans ces matches couperets où le moindre faux pas serait fatal à l'équipe.

Dans cette perspective, au-delà du choix des futurs tireurs, il faudra peut-être songer au gardien de but qui sera dans la cage au moment de la séance. On le sait, certains portiers ont des prédispositions particulières pour stopper les pénaltys alors que d'autres non. Et, les entraîneurs ont de plus en plus cette propension à changer de gardiens en cours de partie, au moment d'aller vers cette échéance. 

Le nouveau meilleur gardien FIFA The Best, Édouard Mendy est sans nul doute le titulaire indiscutable dans la sélection nationale Sénégalaise. Mais, du haut de son 1m97, ce n'est pas le meilleur portier en matière de série penalty.

En 2019, lors de la demi-finale qui a opposé le Sénégal à la Tunisie, Alfred Gomis avait arrêté le penalty de Ferjani Sassi à la 75ème minute. Au-delà de ce fait d'arme, le gardien numéro 2 de la tanière, est particulièrement doué quand il s'agit de se déployer sur la ligne et stopper le ballon. Entre Mendy et Gomis, le choix est assurément déjà clair dans la tête d'Aliou Cissé...

Néanmoins, un bon plan B est toujours le bienvenu dans cette CAN où les Lions sont en panne sèche sur le plan offensif. Préparer une qualification par le biais de la séance de tirs au but est une alternative que le staff technique sénégalais devrait prendre très au sérieux... 
Samedi 22 Janvier 2022
Dakaractu




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