Ahmet Amar : Ce n’est qu’un au revoir ! (Par Oumou Wane)


Ce n’est pas la fréquence des relations humaines qui en font la qualité, mais la sincérité.

C’est une bien triste nouvelle qui a frappé le Sénégal tout entier le 22 juillet dernier avec la disparition de Hamed Amar le PDG de NMA-Sanders, pas suffisamment honoré à mon goût.

Ahmet Amar, tout en hauteur et proximité, n’est plus de ce monde et il va nous manquer. Il nous prive de tant choses simples et vraies qu’il incarnait mieux que personne. Le rêve, l’audace, la passion. Il est parti avec un peu de nous tous, de notre pays, un pan de son industrie.

L’annonce de sa disparition me bouleverse encore aujourd’hui car il est des hommes si forts, si pétris d’humanité et qui comptent tellement à nos yeux que leur mort nous ramène à la fragilité de notre condition humaine et de ses dérisoires vanités.

Humble et courageux, Ahmet, tu l’as toujours été. Au début des années 1980 tu roulais en Renault 5 et si tu nourrissais déjà de sérieuses ambitions personnelles, tu as toujours gardé des yeux attentifs pour ton pays, pour tes frères, et parmi eux les plus nécessiteux ou les simples passants.

Ta foi et ta volonté d’entreprendre m’ont toujours impressionnée. Avec ta disparition, nous perdons un entrepreneur exceptionnel et un inspirateur fraternel.
 
Au-delà des relations professionnelles, je salue l’homme de fortes convictions avec qui j’ai eu beaucoup de plaisir à échanger. Le monde des affaires, mais surtout le pays, perd l’un de ses grands talents et nous ne pourrons que regretter ton engagement et ton patriotisme. 
La foule des amis, salariés et anonymes fût nombreuse à saluer une personnalité respectée et appréciée. Aimé et admiré, tu nous laisses un grand vide mais nous donnes une immense leçon de vie.
 
Les hommages sont unanimes mais pas assez nationaux à un grand Homme, comme on aimerait en rencontrer plus souvent, car c’est un honneur d’avoir croisé ton chemin.

Ahmet Amar c’était un cœur généreux et une main ouverte. Il a été l’un des premiers chefs d’entreprise à m’accueillir et me conseiller lorsque j’ai créé le groupe africa7, il était courtois et avant-gardiste. Il a toujours su relever les défis et c’est ainsi qu’il s’est construit.

Très cher Ahmet Amar, tu es parti trop brutalement !​

J’adresse mes condoléances les plus attristées à ta famille et à l’ensemble de tes proches et amis, Baidy Agne, Mansour Kama, Yerim Sow, Moustapha Ndiaye et tant d’autres que je ne peux tous citer.
 
Je garde un souvenir de toi jeune et enjoué, aussi je ne veux pas prendre un air trop solennel, même si je suis triste, si triste. J’ai mis du temps à écrire car ce faisant j’admettais ton départ. Lorsque Maitre Moustapha Ndiaye m’a appelé aujourd’hui et que je t’ai vu avec lui sur sa photo de profil, j’ai pris la plume…Tu ne m’en voudras point je le sais de ce déni que jai nourri ces dernières semaines.
 
Avec ta disparition s’écroule une tour de Babel et l’on ne peut rien y faire.
« Tous les matins du monde sont sans retour » 
Reste le souvenir d’un frère qu’on aimait…
 
Oumou Wane
Mardi 13 Août 2019
Dakaractu



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