Selon les informations de Libération, Fraport a écrit aux autorités sénégalaises pour «plaider» son départ de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) qu’elle devait gérer. Dans la missive adressée à la direction générale de l’Aibd et obtenue par nos soins, Alexander Zinell, président du conseil d’administration de Daport et administrateur à la maison mère, Fraport, se livre à un bien curieux plaidoyer, non sans...attaquer les autorités sénégalaises.
En effet, Fraport s’est dit «très déçue» de la décision du Président Macky Sall de faire baisser la redevance aéroportuaire afin de relancer le tourisme. Pince sans-rire, cette structure se désole de ne pas avoir été consultée avant cette décision. Surtout que, dit-elle, le Chef de l’Etat avait reçu des dirigeants de Fraport lors d’un séjour en Allemagne.
Aussi, Fraport réclame la rondelette somme d’un million de dollars (584 millions F Cfa) au Sénégal pour un «départ à l’amiable». D’autant qu’elle se dit convaincue que des membres du Gouvernement ainsi que des autorités aéroportuaires ne voudraient pas du second aéroport. En plus de cette proposition financière qui ne repose sur aucun justificatif, Fraport a fait une offre pour le moins surprenante. Dans la lettre, dont ampliation a été faite à l’ambassadeur d’Allemagne au Sénégal, Fraport propose que Daport soit...rachetée par le Fonds souverain d’investissement stratégique (Fonsis) qui pourrait ainsi gérer le futur aéroport. Cette proposition du reste très curieuse, cache t-elle des manœuvres du...Fonsis ?
Des spécialistes le croient dur comme fer et s’indigent de l’activisme de cette structure qui tente par tous les moyens de contrôler Aibd.
Déjà, 29% des parts de l’Etat dans cette infrastructure ont été confiés au Fonsis alors que les textes en vigueur disent clairement que les actifs de l’Etat sont gérés par la Cellule de gestion et de contrôle du portefeuille de l’Etat.
Pire, la direction générale de l’Aibd ne dispose que de 20% du capital là où Fraport détient 51 %. Du coup, en rachetant Daport, comme le propose Fraport, le Fonsis se retrouverait avec 80% des parts de la future société qui va gérer Aibd...
En effet, Fraport s’est dit «très déçue» de la décision du Président Macky Sall de faire baisser la redevance aéroportuaire afin de relancer le tourisme. Pince sans-rire, cette structure se désole de ne pas avoir été consultée avant cette décision. Surtout que, dit-elle, le Chef de l’Etat avait reçu des dirigeants de Fraport lors d’un séjour en Allemagne.
Aussi, Fraport réclame la rondelette somme d’un million de dollars (584 millions F Cfa) au Sénégal pour un «départ à l’amiable». D’autant qu’elle se dit convaincue que des membres du Gouvernement ainsi que des autorités aéroportuaires ne voudraient pas du second aéroport. En plus de cette proposition financière qui ne repose sur aucun justificatif, Fraport a fait une offre pour le moins surprenante. Dans la lettre, dont ampliation a été faite à l’ambassadeur d’Allemagne au Sénégal, Fraport propose que Daport soit...rachetée par le Fonds souverain d’investissement stratégique (Fonsis) qui pourrait ainsi gérer le futur aéroport. Cette proposition du reste très curieuse, cache t-elle des manœuvres du...Fonsis ?
Des spécialistes le croient dur comme fer et s’indigent de l’activisme de cette structure qui tente par tous les moyens de contrôler Aibd.
Déjà, 29% des parts de l’Etat dans cette infrastructure ont été confiés au Fonsis alors que les textes en vigueur disent clairement que les actifs de l’Etat sont gérés par la Cellule de gestion et de contrôle du portefeuille de l’Etat.
Pire, la direction générale de l’Aibd ne dispose que de 20% du capital là où Fraport détient 51 %. Du coup, en rachetant Daport, comme le propose Fraport, le Fonsis se retrouverait avec 80% des parts de la future société qui va gérer Aibd...
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