Une affaire d’une gravité exceptionnelle secoue le nord du Sénégal. D’après les révélations du quotidien Libération, la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (Dnlt) a mis à nu un réseau de falsification de documents administratifs opérant jusque dans les rouages d’une mairie.
Une fraude découverte à partir d’un simple contrôle
Tout est parti d’un contrôle opéré par le commissariat spécial de Rosso. Un individu, trouvé en possession d’une carte nationale d’identité sénégalaise suspecte, a mis la puce à l’oreille des enquêteurs. L’analyse du document par les services spécialisés a confirmé qu’il s’agissait d’un faux.
La carte, établie au nom de Marème Diagne, a servi de point de départ à une enquête qui allait rapidement révéler un système bien rodé.
Un agent municipal au cœur du dispositif
Selon Libération, les investigations ont conduit à l’arrestation de Adama Fall, agent en service à la mairie de Richard-Toll. Confronté aux faits, ce dernier a reconnu avoir perçu de l’argent pour faciliter l’obtention de documents frauduleux.
D’après les éléments de l’enquête, il proposait à des clients – y compris des étrangers – des actes d’état civil falsifiés à des tarifs bien définis : entre 20 000 et 30 000 FCFA pour des jugements, et entre 10 000 et 15 000 FCFA pour des certificats de nationalité.
Un système lucratif qui reposait sur la crédulité des demandeurs, à qui il faisait croire que les documents provenaient de la Direction de l’automatisation des fichiers (Daf).
Une fabrique clandestine démantelée
L’enquête a également permis de remonter jusqu’à Pape Maguette Ndiaye, alias « Pape Wade », identifié comme le fabricant des faux documents.
Une perquisition dans son entreprise à Richard-Toll a permis aux enquêteurs de découvrir un véritable atelier de falsification :
• une imprimante professionnelle de type Enduro 3 E,
• 34 talons PVC vierges,
• ainsi que des cartes d’identité en cours de production.
L’analyse du matériel informatique saisi a confirmé la présence de plusieurs documents frauduleux déjà conçus. Face aux preuves, le suspect a reconnu avoir produit au moins sept cartes d’identité, tentant de minimiser son implication.
Deux suspects déférés, une affaire loin d’être terminée
À ce stade, les deux principaux mis en cause ont été déférés devant le parquet de Saint-Louis pour une série d’infractions graves : association de malfaiteurs, faux et usage de faux, escroquerie et complicité.
Une fraude découverte à partir d’un simple contrôle
Tout est parti d’un contrôle opéré par le commissariat spécial de Rosso. Un individu, trouvé en possession d’une carte nationale d’identité sénégalaise suspecte, a mis la puce à l’oreille des enquêteurs. L’analyse du document par les services spécialisés a confirmé qu’il s’agissait d’un faux.
La carte, établie au nom de Marème Diagne, a servi de point de départ à une enquête qui allait rapidement révéler un système bien rodé.
Un agent municipal au cœur du dispositif
Selon Libération, les investigations ont conduit à l’arrestation de Adama Fall, agent en service à la mairie de Richard-Toll. Confronté aux faits, ce dernier a reconnu avoir perçu de l’argent pour faciliter l’obtention de documents frauduleux.
D’après les éléments de l’enquête, il proposait à des clients – y compris des étrangers – des actes d’état civil falsifiés à des tarifs bien définis : entre 20 000 et 30 000 FCFA pour des jugements, et entre 10 000 et 15 000 FCFA pour des certificats de nationalité.
Un système lucratif qui reposait sur la crédulité des demandeurs, à qui il faisait croire que les documents provenaient de la Direction de l’automatisation des fichiers (Daf).
Une fabrique clandestine démantelée
L’enquête a également permis de remonter jusqu’à Pape Maguette Ndiaye, alias « Pape Wade », identifié comme le fabricant des faux documents.
Une perquisition dans son entreprise à Richard-Toll a permis aux enquêteurs de découvrir un véritable atelier de falsification :
• une imprimante professionnelle de type Enduro 3 E,
• 34 talons PVC vierges,
• ainsi que des cartes d’identité en cours de production.
L’analyse du matériel informatique saisi a confirmé la présence de plusieurs documents frauduleux déjà conçus. Face aux preuves, le suspect a reconnu avoir produit au moins sept cartes d’identité, tentant de minimiser son implication.
Deux suspects déférés, une affaire loin d’être terminée
À ce stade, les deux principaux mis en cause ont été déférés devant le parquet de Saint-Louis pour une série d’infractions graves : association de malfaiteurs, faux et usage de faux, escroquerie et complicité.
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