Plus de 30 personnes ont été tuées mercredi dans deux attaques contre deux localités du centre du Mali revendiquées par les jihadistes du JNIM, a appris l'AFP jeudi auprès de sources locales, sécuritaires et administratives.
"Au moins 35 personnes ont été tuées mercredi dans des attaques quasi simultanées" ayant visé les localités de Korikori et Gomossogou (centre), a affirmé à l'AFP un responsable local de la jeunesse. Deux sources sécuritaires et administratives ont chacune fourni à l'AFP un bilan de plus de 30 tués dans ces assauts revendiqués par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), qui dit avoir visé des miliciens progouvernementaux.
Wamaps, un collectif de journalistes ouest‑africains spécialisés dans les questions sécuritaires au Sahel, a établi un « bilan provisoire » de « plus de 50 villageois » tués et d'autres « encore portés disparus ».
Selon Wamaps, des "villages ont été pillés et certaines concessions ont été incendiées" dans ces attaques.
L'armée malienne a dit jeudi avoir mené "une opération ciblée contre les groupes armés terroristes" dans la zone, qui a "permis de neutraliser une dizaine de terroristes", dans un communiqué qui ne donne pas plus de détails.
Cette tuerie survient après les attaques coordonnées d'ampleur menées les 25 et 26 avril par le JNIM, allié à Al-Qaïda, et la rébellion du Front de libération de l'Azawad (FLA), à dominante touareg, contre des positions stratégiques de la junte dans plusieurs localités, dont la capitale Bamako.
Plusieurs villes et localités du Nord sont désormais sous le contrôle des jihadistes et de leurs alliés du FLA. Le ministre de la Défense Sadio Camara, 47 ans, un des piliers de la junte, a été tué dans un attentat-suicide à Kati, fief du régime militaire proche de Bamako, dans ces attaques qui ont fait au moins 23 morts, selon une source hospitalière.
Le Mali est confronté depuis 2012 à une profonde crise sécuritaire, nourrie notamment par les violences de groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l'organisation État islamique (EI), mais aussi par les attaques des indépendantistes touaregs et de groupes criminels communautaires.
Les jihadistes du JNIM ont appelé le 30 avril à un large "front commun" pour "mettre fin à la junte", en vue d'"une transition pacifique et inclusive" au Mali, dirigée depuis 2020 par des militaires après un double coup d'État.
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