Au bout du fil, un prisonnier qui a réussi à se procurer un appareil téléphonique. La voix tremblotante et pressée de lâcher le morceau, notre interlocuteur, détenu à la maison d’arrêt et de correction de Diourbel depuis deux longues années, crache sa misère et celle de ses amis. « Nous sommes victimes de détention injustement longue. Nous attendons désespérément d’être jugés. Nous n’en pouvons plus. Nous demandons d’être édifiés sur nos sorts respectifs le plus rapidement possible. Nous sommes disposés à commettre l’irréparable! »
Comme moyen de lutte, l’homme confie : « nous avons entamé une grève de la faim depuis hier et nous ne comptons pas reculer. Nous sommes 53 prisonniers à démarrer la diète. C’est le jugement ou la mort! » Il signale que lui et ses camarades sollicitent le soutien des organisations de défense des droits de l’homme...
Comme moyen de lutte, l’homme confie : « nous avons entamé une grève de la faim depuis hier et nous ne comptons pas reculer. Nous sommes 53 prisonniers à démarrer la diète. C’est le jugement ou la mort! » Il signale que lui et ses camarades sollicitent le soutien des organisations de défense des droits de l’homme...
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