Face à la presse ce lundi, le collectif des universitaires de la démocratie a dénoncé les formes de violences qui se sont déroulées ces derniers jours à la suite du report de l’élection présidentielle 2024. Un nouveau mouvement qui est mis en place et qui s’ouvre à toutes les autres forces démocratiques notamment, les syndicats ainsi que la société civile.
« En tant qu’universitaires, il est de notre devoir de prendre nos responsabilités face à la situation actuelle qui sévit dans le pays. Il faut que la Constitution du Sénégal soit respectée. Et c’est l’invite que nous comptons lancer à l’endroit des autorités en premier, le chef de l’Etat. Aussi, nous dénonçons, l’utilisation de la violence policière. La fermeture de l’université aussi, itou. Les étudiants doivent fréquenter les amphithéâtres. L’Etat a l’obligation d’assurer la sécurité des personnes et des biens. Le pays est à l’arrêt parce que simplement il y a des « questions politiques », ce que nous ne pouvons accepter » scandent les universitaires.
À travers le CUD, les universitaires s’engagent résolument dans la lutte pour la restauration de la République en dénonçant une tentative de conservation du pouvoir par des voies anti démocratiques et anticonstitutionnelles qui vident de toute sa substance notre Charte fondamentale. Le CUD rappelle que cette crise fait partie de la décision n°2/C/2024 du Conseil constitutionnel arrêtant et publiant la liste des candidats à l’élection présidentielle du 25 février 2024.
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