KOLDA / Daouda Sidibé (Nouvelle Responsabilité) : « Les délégataires actuels de la puissance publique…n’ont pas le droit de s'en servir pour effacer… »


Daouda Sidibé de la Nouvelle Responsabilité de la section de Kolda n’a pas dérogé à la règle sur la situation politique du pays. Ainsi, dans un communiqué parvenu à notre rédaction, il y étale les « abus de pouvoir » de l’actuel régime avec ses agissements antidémocratiques.
 
 
"Les délégataires actuels de la puissance publique doivent comprendre que le pouvoir issu de la volonté de nos compatriotes doit servir. Ils n'ont pas le droit de s'en servir pour effacer ceux qui ne partagent pas leur style de management, offre politique et ce, pour ne pas faire fausse route, préjudiciable à notre démocratie enviée et enviable à l'échelle planétaire. 
 
 
Décidément, le rouleau compresseur du parti État théorisé est mis en branle et compte effacer toute résistance ou point de vue différent sur son chemin qui s'éloigne hélas de plus en plus de celui escompté, sous le regard médusé de la majorité de nos compatriotes, actionnaires du projet. 
 
 
Cette énergie débordante déployée pour effacer doit plutôt être mobilisée pour trouver solutions aux maux multiples qui hantent le sommeil de nos compatriotes y compris bien sûr, les théoriciens du "kheud voter, ndogou jubilé". Le naufrage est collectif, les inondations ont emporté les quelques survivances d'espoir qui habitaient les irréductibles du projet. Justement le fameux projet conçu par 4 000 cadres est inopérant avec son lot de solutions également englouti dans les eaux de cet hivernage. Il s'agit bien de leur hivernage puisque celui de l'année passée a été imputé au régime sortant.
Effacer les inondations et autres maux qui assaillent le quotidien de nos compatriotes (et que vous aviez promis de résoudre en deux mois qui semblent ne jamais s'épuiser) vaut mieux qu'effacer ceux que vous adulez hier ou des piliers fondamentaux de notre démocratie (magistrats, leaders de l'opposition, acteurs de la société civile, journalistes, chroniqueurs, bref les voix discordantes qui ne chantent pas le projet.)
 
 
Ironie du sort même ceux qui chantent le « porojet » mais qui n'embouchent pas la même trompette que les patriotes auto-proclamés sont des cibles à effacer aussi.
Le verbe « effacer » est une propriété pastéfienne en passe d'être enregistrée au Bureau Sénégalais des Droits d'Auteurs.
 
 
A bon entendeur, salut!  
Cependant, il est temps pour ceux qui ambitionnent de nous gouverner pendant cinquante ans, les cinquantenaires effaceurs, de comprendre qu'à force d'effacer, ils finiront par s'auto-effacer éhontément et à une vitesse vertigineuse.
 
Quel triste sort !
Mais tant mieux pour la République et nos braves et vaillants compatriotes qui méritent plus et mieux."
Mercredi 27 Août 2025
Dakaractu




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