Quatre ans après avoir bouleversé le Sénégal, l’affaire du meurtre atroce du bijoutier Ndongo Guèye a refait surface devant la Chambre criminelle du Tribunal de Pikine-Guédiawaye. Un procès glaçant dont les détails, rapportés par le quotidien L’Observateur, ont replongé l’assistance dans l’horreur d’un crime marqué par une violence extrême.
Dans une salle d’audience sous tension, tous les regards étaient braqués sur Bassirou Thiam, bijoutier de profession, poursuivi pour assassinat avec actes de barbarie, recel de cadavre et vol.
Dès l’ouverture des débats, les conclusions de l’enquête ont donné le ton. Selon les éléments rappelés par le magistrat, Ndongo Guèye est décédé des suites d’une asphyxie mécanique provoquée par strangulation, accompagnée d’une grave luxation des cervicales.
Le rapport médico-légal évoque également plusieurs lésions, griffures, morsures et traces de lutte sur le corps de la victime.
Selon l’accusation, Bassirou Thiam aurait attiré son partenaire commercial dans un véritable piège autour d’un différend financier lié à un commerce d’or estimé à six millions de francs CFA.
Face aux juges, l’accusé a reconnu avoir causé la mort de Ndongo Guèye, tout en rejetant toute idée de préméditation.
Toujours selon L’Observateur, Bassirou Thiam a tenté d’expliquer qu’une dispute aurait éclaté à propos d’une bague en or appartenant à une cliente. Il affirme que la victime serait devenue agressive avant de saisir un couteau.
« Pour me défendre, je l’ai étranglé avec ma main gauche », a-t-il déclaré à la barre dans une salle sidérée.
Mais cette version a été violemment contestée par le ministère public.
Pour le Procureur, les éléments du dossier démontrent au contraire une volonté manifeste de tuer. « On n’étrangle pas un homme jusqu’à lui briser les cervicales par accident », a martelé le représentant du parquet.
Le ministère public s’est également appuyé sur les actes posés après le meurtre pour démontrer le caractère méthodique du crime.
L’accusé aurait nettoyé les traces de sang dans son appartement avant d’acheter des sacs au marché de Thiaroye pour y dissimuler le corps. Il aurait ensuite attendu la nuit pour transporter le cadavre dans le véhicule de la victime.
L’audience a ensuite replongé dans les événements glaçants de la nuit du 12 au 13 février 2022.
Vers 3 heures du matin, Bassirou Thiam aurait circulé dans plusieurs quartiers de Pikine au volant de la voiture de Ndongo Guèye avant de provoquer un accident à hauteur de la bretelle de l’autoroute. Pris en chasse jusqu’à la VDN 3, il aurait abandonné le véhicule avant de prendre la fuite à pied.
Plus tard, il aurait également jeté le téléphone portable de la victime dans la mer, du côté de Malibu, selon les éléments exposés à l’audience.
Pour le parquet, tous ces gestes traduisent une tentative claire d’effacer les traces du crime.
L’un des moments les plus bouleversants du procès reste toutefois le témoignage de la veuve de la victime.
Enceinte de neuf mois au moment des faits, elle a raconté avec émotion avoir attendu en vain le retour de son mari ce dimanche-là. Ndongo Guèye était sorti avec un sac contenant de l’or, des bijoux et environ 800 000 francs CFA.
Entre deux sanglots, elle a décrit un homme « calme », « travailleur » et « jamais violent », avant d’expliquer qu’elle avait accouché quarante jours seulement après la découverte du corps de son époux.
Déjà parents de deux enfants, la famille de la victime réclame aujourd’hui 500 millions de francs CFA de dommages et intérêts pour le préjudice moral et matériel subi.
Le Procureur, particulièrement ferme durant ses réquisitions, a demandé la réclusion criminelle à perpétuité contre Bassirou Thiam ainsi que le paiement intégral de cette somme avec contrainte par corps au maximum.
La défense, de son côté, tente de faire requalifier les faits en simple bagarre ayant mal tourné. L’avocate de l’accusé conteste toute préméditation et demande également l’abandon des qualifications d’actes de barbarie, de recel de cadavre et de vol.
Mais pour le ministère public, les éléments du dossier restent accablants.
« Il a menti, nettoyé, transporté le corps et détruit des preuves. Ce crime porte la signature de la préméditation », a insisté le Procureur, cité par L’Observateur.
Après plusieurs heures de débats tendus, la Chambre criminelle a mis l’affaire en délibéré. Le verdict est attendu le 7 juillet prochain.
Dans une salle d’audience sous tension, tous les regards étaient braqués sur Bassirou Thiam, bijoutier de profession, poursuivi pour assassinat avec actes de barbarie, recel de cadavre et vol.
Dès l’ouverture des débats, les conclusions de l’enquête ont donné le ton. Selon les éléments rappelés par le magistrat, Ndongo Guèye est décédé des suites d’une asphyxie mécanique provoquée par strangulation, accompagnée d’une grave luxation des cervicales.
Le rapport médico-légal évoque également plusieurs lésions, griffures, morsures et traces de lutte sur le corps de la victime.
Selon l’accusation, Bassirou Thiam aurait attiré son partenaire commercial dans un véritable piège autour d’un différend financier lié à un commerce d’or estimé à six millions de francs CFA.
Face aux juges, l’accusé a reconnu avoir causé la mort de Ndongo Guèye, tout en rejetant toute idée de préméditation.
Toujours selon L’Observateur, Bassirou Thiam a tenté d’expliquer qu’une dispute aurait éclaté à propos d’une bague en or appartenant à une cliente. Il affirme que la victime serait devenue agressive avant de saisir un couteau.
« Pour me défendre, je l’ai étranglé avec ma main gauche », a-t-il déclaré à la barre dans une salle sidérée.
Mais cette version a été violemment contestée par le ministère public.
Pour le Procureur, les éléments du dossier démontrent au contraire une volonté manifeste de tuer. « On n’étrangle pas un homme jusqu’à lui briser les cervicales par accident », a martelé le représentant du parquet.
Le ministère public s’est également appuyé sur les actes posés après le meurtre pour démontrer le caractère méthodique du crime.
L’accusé aurait nettoyé les traces de sang dans son appartement avant d’acheter des sacs au marché de Thiaroye pour y dissimuler le corps. Il aurait ensuite attendu la nuit pour transporter le cadavre dans le véhicule de la victime.
L’audience a ensuite replongé dans les événements glaçants de la nuit du 12 au 13 février 2022.
Vers 3 heures du matin, Bassirou Thiam aurait circulé dans plusieurs quartiers de Pikine au volant de la voiture de Ndongo Guèye avant de provoquer un accident à hauteur de la bretelle de l’autoroute. Pris en chasse jusqu’à la VDN 3, il aurait abandonné le véhicule avant de prendre la fuite à pied.
Plus tard, il aurait également jeté le téléphone portable de la victime dans la mer, du côté de Malibu, selon les éléments exposés à l’audience.
Pour le parquet, tous ces gestes traduisent une tentative claire d’effacer les traces du crime.
L’un des moments les plus bouleversants du procès reste toutefois le témoignage de la veuve de la victime.
Enceinte de neuf mois au moment des faits, elle a raconté avec émotion avoir attendu en vain le retour de son mari ce dimanche-là. Ndongo Guèye était sorti avec un sac contenant de l’or, des bijoux et environ 800 000 francs CFA.
Entre deux sanglots, elle a décrit un homme « calme », « travailleur » et « jamais violent », avant d’expliquer qu’elle avait accouché quarante jours seulement après la découverte du corps de son époux.
Déjà parents de deux enfants, la famille de la victime réclame aujourd’hui 500 millions de francs CFA de dommages et intérêts pour le préjudice moral et matériel subi.
Le Procureur, particulièrement ferme durant ses réquisitions, a demandé la réclusion criminelle à perpétuité contre Bassirou Thiam ainsi que le paiement intégral de cette somme avec contrainte par corps au maximum.
La défense, de son côté, tente de faire requalifier les faits en simple bagarre ayant mal tourné. L’avocate de l’accusé conteste toute préméditation et demande également l’abandon des qualifications d’actes de barbarie, de recel de cadavre et de vol.
Mais pour le ministère public, les éléments du dossier restent accablants.
« Il a menti, nettoyé, transporté le corps et détruit des preuves. Ce crime porte la signature de la préméditation », a insisté le Procureur, cité par L’Observateur.
Après plusieurs heures de débats tendus, la Chambre criminelle a mis l’affaire en délibéré. Le verdict est attendu le 7 juillet prochain.
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