Ambiance électrique au tribunal correctionnel de Diourbel. Deux figures issues de la grande famille mouride se sont affrontées devant la justice dans une affaire mêlant injures publiques, voies de fait, accusations de dettes et menaces de mort. Selon le quotidien L’Observateur, le verdict est finalement tombé hier mardi 19 mai 2026 : Serigne Sidy Mbacké a été condamné à verser 500 000 FCFA de dommages et intérêts à Serigne Yadaly Mbacké.
Le procès, très suivi à Diourbel, a donné lieu à des échanges particulièrement tendus entre les deux hommes, tous deux descendants directs de Cheikh Ahmadou Bamba. Hommes d’affaires influents et dignitaires religieux, les deux protagonistes ont exposé devant le juge un conflit qui couvait depuis plusieurs années.
D’après L’Observateur, Serigne Yadaly Mbacké reprochait à son homologue des faits de menaces de mort, de voies de fait et d’injures publiques. Il soutient que Serigne Sidy Mbacké le harcelait depuis longtemps à propos d’une dette qu’il affirme pourtant avoir déjà remboursée, intérêts compris.
La partie civile raconte notamment une altercation particulièrement tendue survenue devant une banque située à Touba après les heures de fermeture. Selon Serigne Yadaly Mbacké, Serigne Sidy Mbacké se serait violemment attaqué à lui, nécessitant l’intervention du chef d’agence et d’un vigile pour éviter que la situation ne dégénère davantage.
Face au tribunal, le prévenu a rejeté en bloc les accusations.
Serigne Sidy Mbacké a qualifié les faits d’« archifaux », estimant que cette procédure judiciaire ne serait qu’une stratégie destinée à éviter le remboursement d’une dette de 92 millions de FCFA. Selon lui, il ne faisait que réclamer son argent.
Les débats, particulièrement houleux, ont poussé le juge Moustapha Bachir Kane à intervenir à plusieurs reprises pour rappeler les deux parties à l’ordre.
Au cours des audiences, Serigne Yadaly Mbacké a évalué son préjudice à 57 millions de FCFA. Ses avocats, Mes Mamadou Touré et Assane Dioma Ndiaye, ont ainsi réclamé cette somme à titre de dommages et intérêts.
Mais le parquet a adopté une position plus nuancée. Le procureur a estimé que les accusations de menaces de mort et d’injures publiques n’étaient pas suffisamment établies. En revanche, il a considéré que le délit de voie de fait était bien caractérisé et a requis une peine de quatre mois de prison ferme contre Serigne Sidy Mbacké.
De son côté, la défense, assurée par Me Serigne Diongue, a plaidé la relaxe pure et simple, dénonçant ce qu’elle considère comme une manœuvre destinée à éviter le remboursement des 92 millions de FCFA.
Au terme des délibérations, le tribunal correctionnel de Diourbel a finalement relaxé Serigne Sidy Mbacké du chef de menaces de mort, mais l’a reconnu coupable pour le reste des faits retenus contre lui.
Le dignitaire mouride a ainsi été condamné à trois mois de prison avec sursis, à une amende de 50 000 FCFA au profit du Trésor public, ainsi qu’au paiement de 500 000 FCFA de dommages et intérêts à Serigne Yadaly Mbacké.
Le procès, très suivi à Diourbel, a donné lieu à des échanges particulièrement tendus entre les deux hommes, tous deux descendants directs de Cheikh Ahmadou Bamba. Hommes d’affaires influents et dignitaires religieux, les deux protagonistes ont exposé devant le juge un conflit qui couvait depuis plusieurs années.
D’après L’Observateur, Serigne Yadaly Mbacké reprochait à son homologue des faits de menaces de mort, de voies de fait et d’injures publiques. Il soutient que Serigne Sidy Mbacké le harcelait depuis longtemps à propos d’une dette qu’il affirme pourtant avoir déjà remboursée, intérêts compris.
La partie civile raconte notamment une altercation particulièrement tendue survenue devant une banque située à Touba après les heures de fermeture. Selon Serigne Yadaly Mbacké, Serigne Sidy Mbacké se serait violemment attaqué à lui, nécessitant l’intervention du chef d’agence et d’un vigile pour éviter que la situation ne dégénère davantage.
Face au tribunal, le prévenu a rejeté en bloc les accusations.
Serigne Sidy Mbacké a qualifié les faits d’« archifaux », estimant que cette procédure judiciaire ne serait qu’une stratégie destinée à éviter le remboursement d’une dette de 92 millions de FCFA. Selon lui, il ne faisait que réclamer son argent.
Les débats, particulièrement houleux, ont poussé le juge Moustapha Bachir Kane à intervenir à plusieurs reprises pour rappeler les deux parties à l’ordre.
Au cours des audiences, Serigne Yadaly Mbacké a évalué son préjudice à 57 millions de FCFA. Ses avocats, Mes Mamadou Touré et Assane Dioma Ndiaye, ont ainsi réclamé cette somme à titre de dommages et intérêts.
Mais le parquet a adopté une position plus nuancée. Le procureur a estimé que les accusations de menaces de mort et d’injures publiques n’étaient pas suffisamment établies. En revanche, il a considéré que le délit de voie de fait était bien caractérisé et a requis une peine de quatre mois de prison ferme contre Serigne Sidy Mbacké.
De son côté, la défense, assurée par Me Serigne Diongue, a plaidé la relaxe pure et simple, dénonçant ce qu’elle considère comme une manœuvre destinée à éviter le remboursement des 92 millions de FCFA.
Au terme des délibérations, le tribunal correctionnel de Diourbel a finalement relaxé Serigne Sidy Mbacké du chef de menaces de mort, mais l’a reconnu coupable pour le reste des faits retenus contre lui.
Le dignitaire mouride a ainsi été condamné à trois mois de prison avec sursis, à une amende de 50 000 FCFA au profit du Trésor public, ainsi qu’au paiement de 500 000 FCFA de dommages et intérêts à Serigne Yadaly Mbacké.
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