France : un prêtre assassiné par un réfugié rwandais sous contrôle judiciaire dans une autre affaire


Ce lundi matin, le corps d’un homme a été découvert à Saint-Laurent-sur-Sèvre, à une quinzaine de kilomètres de Cholet, en Vendée. En milieu de matinée, selon Valeurs Actuelles, un homme s’est présenté à la gendarmerie de Mortagne-sur-Sèvre (à un peu plus de six kilomètres de Saint-Laurent-sur-Sèvre) affirmant avoir tué l’homme d’Église. Selon nos informations, le prêtre aurait été victime d’un coup porté à la tête. D’après ses premières déclarations, le suspect n’expliquerait pas son geste, mais a reconnu les faits. L’enquête est confiée au groupement de gendarmerie de la Vendée et à la section de recherche de la gendarmerie de Nantes.
Qui est la victime ?
Toujours selon l’hebdomadaire Valeurs Actuelles, la victime serait Olivier Maire, un prêtre de 60 ans. Comme le précise l’AFP, il était membre de la communauté religieuse des Montfortains à Saint-Laurent-sur-Sèvre et hébergeait depuis quelques mois l’auteur présumé de son assassinat. Selon Vincent Neymon, secrétaire général adjoint de la Conférence des Évêques de France, Olivier Maire était le responsable national pour la France de cette congrégation, présente dans une trentaine de pays, et particulièrement orientée sur la charité et l’hospitalité.
Qui est l’homme qui s’est rendu ?
Selon plusieurs sources - et une confirmation, en creux, du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, sur Twitter - il s’agit Emmanuel A., un Rwandais déjà accusé d’avoir incendié la cathédrale de Nantes en juillet 2020, alors qu’il était bénévole au diocèse de la ville depuis trois ans. Quelques jours après les faits, il avait reconnu face au juge d’instruction « avoir allumé (…) trois foyers ». Il avait d’abord été placé en détention provisoire avant d’être libéré sous contrôle judiciaire.
D’après une enquête de La Croix, Emmanuel A. est un Rwandais venu se réfugier en France il y a huit ans. Il vient d’une famille Hutue dont certains membres ont pu prendre part au génocide contre les Tutsis en 1994. Son père a d’ailleurs été exécuté en représailles lorsqu’il est revenu dans son village d’origine. Emmanuel A. aurait, lui, pu continuer à vivre normalement, mais aurait subi des violences lorsqu’il est devenu policier au Rwanda.
 
Quelques années après son arrivée en France, il s’est vu refuser sa demande d’asile - car l’Office de protection des réfugiés et des apatrides a considéré qu’en « cas de retour dans son pays, il n’est pas prouvé qu’il serait victime de persécutions », rapporte La Croix - et a fini par recevoir quatre obligations de quitter le territoire français (OQTF).
 
Le Parisien
Lundi 9 Août 2021
Dakaractu



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