Économie - UA : « Nos économies sont sous financées, du fait de règles et procédures rigides… il me paraît nécessaire de mettre en place une Task force… » (Macky Sall)


Le Chef de l’État Macky Sall a été installé à la Présidence de l’Union Africaine lors du 35ème Sommet ordinaire de l’organisation panafricaine. Lors de son discours officiel, le Président Sall a lancé le plaidoyer pour plus d’efforts sur la gouvernance de la réforme économique et financière internationale pour un meilleur accès des pays africains aux sources de financement du développement. 
« Nos économies sont sous financées, parce que des règles et procédures rigides entravent l’accès de nos pays à des prêts consistants de longue durée et à des taux supportables pour le financement de leur besoin de développement.  Nos économies sont ainsi mal financées parce que continuent de payer des taux d’intérêt trop élevés à cause d’un système inéquitable d'évaluation du risque de financement en Afrique »,  a d’abord expliqué le Président Sall.
« En 2020, alors que le monde subissait l’impact de la Covid 19, 18 des 32 pays évalués par des grandes agences de notation, ont vu leur note dégradée, soit 56% contre une moyenne mondiale de 31% », a fait constater le Président Sall. Qui ajoute que des études montrent aussi que « 20% des paramètres de notation de nos pays dépendent de facteurs subjectifs par ex d’ordre culturel ou linguistique sans relation avec les fondamentaux qui déterminent la stabilité d’une économie ».
Tout cela dira t-il, fait que la perception du risque d’investissement en Afrique reste toujours plus élevée que le risque réel, « ce qui renchérit les primes d’assurance, rend le crédit plus cher et pénalise la compétitivité de nos économies », regrette t-il. Avec le soutien de la commission, dira le Président Sall, « il me paraît nécessaire de mettre en place une Task force de l’UA, pour étudier plus en avant la problématique du financement de nos économies y compris la réforme des règles de l’OCDE, mais également la création d’une agence panafricaine de notation et la mise en place d’un mécanisme de stabilité financière sur lequel la banque africaine travaille déjà ».
D'autres efforts pourraient porter sur l’harmonisation des législations nationales et l’échange de meilleure pratique dans l’industrie minière et du pétrole pour une juste rénumération des ressources, a ajouté le Président Sall. « Il paraît nécessaire de passer des revendications aux actes en jetant les fondements de leurs constructions ».
Il a pour finir indiquer qu’il poursuivrait le plaidoyer pour la réallocation des droits de tirages spéciaux (DTS)...
Samedi 5 Février 2022
Dakaractu




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