Anniversaire de la naissance de L'Imam Hassan Cissé : Médina Baye commémore le petit-fils de Cheikh Al Islam


Médina Baye célèbre aujourd'hui ( 30 août) la naissance de L'Imam Hassan Cissé, premier petit-fils d'El hadj Ibrahima Niass qui a revivifié l'islam à travers toute l'Afrique.

Cheikh Hassan Cissé assimila très tôt le Coran. La prise en charge de son éducation par le grand-père se fit aussitôt. La préscience de ce dernier avait déjà décelé en lui la manne de spiritualité qu’il couvait, la marque même des hommes d’exception. Ceci explique le soin et l’égard que lui vouait Cheikh Ibrahima Niass.
Après la mémorisation du Coran à l’âge de dix ans sous la protection de son grand-père, Cheikh Hassan a complété ses études secondaires au Sénégal avant de se rendre en Égypte où il a obtenu une Licence en Etudes Islamiques et en Littérature à Ain Shams.

Après de brillantes études universitaires au Caire, le jeune Hassan revient au bercail avec l’idée d’intégrer le circuit productif. Mais Baye Niass l’envoya à Londres poursuivre ses études à Oxford où il obtint une maîtrise de philosophie en 1974.
Cheikh Hassan Cissé entama par la suite un Doctorat en Études Islamiques à l’université de Northwestern, Evanston, Illinois, USA.

Selon Cheikh Hassan Cissé, son grand père ne l’avait envoyé en Angleterre que pour la conquête de l’Amérique où il arrive en 1976.

Après une thèse de 3e cycle, le Docteur Cissé, reprenant le flambeau du jihadiste des temps modernes des mains de Cheikh Ibrahim Niass, fait l’unanimité autour de sa personne.

En 1982, son père Seydi Aliou Cissé disparut et Cheikh Hassan est contraint de rentrer au Sénégal pour prendre les fonctions d’imamat, comme recommandé par son grand-père dans son testament.
Imam de la mosquée de Médina Baye depuis le 9 avril 1982, Cheikh Hassan Cissé fut l’une des figures marquantes des Niassènes, une branche de la Tidjaniyya. À ce titre, il propagea la bonne parole dans plusieurs parties du monde, notamment aux Etats-Unis et au Nigeria où il possède des millions de disciples.
Un brillant vulgarisateur du message divin 

Imam Hassan Cissé convertit 1.251 personnes à l’Islam au Cameroun.
Voici un événement de taille parmi tant d’autres, qui suffit pour démontrer l’abnégation de Cheikh Hassan Cissé et sa lutte permanente au service de la cause divine.
Lors de son séjour dans la ville de Dongrossé, du 21 au 23 février 2008, Cheikh Hassan Cissé a tenu des prêches dans la Région de Marwa au Nord du Cameroun qui ont eu pour fruit la conversion collective de mille deux cent cinquante et une personnes (1.251) qui ont embrassé, en une séance, la religion d’Allah.
Le lieu de rassemblement de cette énième conversion massive a refusé du monde venu assister à l’islamisation de cinq grands chefs coutumiers dont le plus célèbre est le Chef «Yandandi».

À l’occasion, ces chefs porteront le titre de «Emir» au sein de leurs communautés respectives.


Des délégations venues du Tchad et du Nigéria ont assisté à cette cérémonie solennelle. Plus particulièrement, la délégation tchadienne s’est distinguée par la présence de très hauts gradés de l’armée venus convoyer les populations riveraines malgré le couvre feu instauré dans ce pays.
Il est à noter que Dongrossé est distante de 50 km du Tchad et qu’Imam Hassan Cissé y avait converti 1.400 Tchadiens dont 883 personnes en une seule réunion. C’était en juillet 2006, à Pala, à 560 km de N’Djamena, vers la frontière camerounaise.
Ainsi, Cheikh Hassan Cissé ne cessait de répondre aux invitations et aux sollicitudes des communautés qui trouvaient en lui un excellent communicateur religieux et un interlocuteur philanthropique privilégié.
Par cette «Tournée 2008», l’Imam de Médina Baye avait repris son bâton de pèlerin et avait porté la Parole d’Allah, l’Exalté et du Prophète, Paix et Salut sur Lui, vers les coins et recoins du monde notamment ceux de l’Afrique et a perpétué l’oeuvre de son vénéré grand-père, Cheikh Al Islam El Hadj Ibrahima Niasse.

Un défenseur des causes sociales

Sa journée était très mouvementée avec les incessants va-et-vient, entre son domicile et la grande mosquée de Médina-Baye. Sa maison a toujours été submergée par d’innombrables nécessiteux à qui il assurait le pain quotidien, au point que le visiteur pouvait confondre sa maison avec un centre d’assistance sociale.
Son dynamisme, son zèle pour le progrès social, sa grandeur d’âme et sa sagesse lui ont permis de créer, le 23 novembre 1988, une ONG internationale dénommée African American Islamic Insitute (Institut Islamique Africain Américain (IIAA)), qui bénéficie du Statut Général d’Observateur auprès du Conseil Economique et Social des Nations Unies (ECOSOC) et où des milliers de jeunes (venus d’Amérique, du Nigeria, du Ghana, de la Mauritanie, et d’horizons divers) sont formés aux sciences arabo-islamiques.

Il avait érigé, en collaboration avec le système des Nations Unies, notamment l’UNICEF, une clinique dénommée «Shifa Al Asqam», définie par l’institution onusienne comme étant l’ «Hôpital amis des bébés». Cette structure permet à plus de 10.000 personnes originaires des zones semi urbaines et rurales de Kaolack d’accéder aux soins de santé.
Il a contribué aussi à la création du village de Kossi Atlanta, près du Kossi originel, équipé d’une mosquée, d’un forage et a son électrification.


Il a participé au Sommet Mondial de Paulo PINIORO sur la protection des enfants, à la rencontre des religieux à Toledo, en Espagne.
Il a toujours vulgarisé les politiques de santé et de développement définies par les systèmes des Nations Unies en se basant sur les enseignements de l’Islam, à l’occasion des conférences organisées au Sénégal et en Gambie sur les thèmes tels que « l’Allaitement Maternel », « la Mendicité », « l’Excision », « l’Education des Filles », « le Rôle de la Femme dans l’Islam », etc…
L'imam Hassan quitta ce bas monde dans la soirée du 13 au 14 Août 2008 à l’hôpital régional El Hadji Ibrahima Niass de Kaolack...
Vendredi 30 Août 2019
Dakaractu



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