Né en 1972 à Diourbel, Soulèye Diop était attrait devant la barre du tribunal des flagrants délits de Diourbel, ce jeudi 23 avril 2026, pour répondre du chef d'abus de confiance portant sur plus de 15 millions Cfa. Cette affaire l'oppose à son employeur Mouhamadou Thiam, un entrepreneur en bâtiment sénégalais parti émigrer en Guinée Conakry.
L'affaire remonte à 2022 quand Mouhamadou Thiam ouvre sa première boulangerie à Touba. Il confie la gestion à Soulèye Diop qui prenait 18% des bénéfices et versait le reste dans le compte ouvert par son patron à cet effet. Mais les difficultés démarrent quand Mouhamadou Thiam charge Soulèye Diop d'acheter deux boulangeries après lui avoir envoyé 5 millions Cfa.
Mais non seulement Soulèye Diop n'avait pas exécuté cette directive, mais il a détourné l'argent à d'autres fins. À cela s'ajoute le vol de grosses quantités de farine que le sieur Thiam reproche à son gérant d'avoir pourtant commandées sans les avoir jamais livrées.
Aussi, Mouhamadou Thiam reproche entre autres griefs à Soulèye Diop d'avoir trafiqué le compteur de la Senelec qui, après constatations, a émis un bon de coupure de plus de 1,168 million Cfa que Thiam a dû payer pour ne pas interrompre ses activités. Ainsi, Mouhamadou Thiam estime le préjudice à 15 505 101 Cfa. Ce que Soulèye Diop a confirmé à l'enquête mais également au cabinet de Me Serigne Diongue où il avait signé la reconnaissance de dette devant son employeur.
Mais devant le juge Saliou Mbow, ce jeudi, Soulèye Diop est revenu sur tous les aveux circonstanciés qu'il avait précédemment faits. D'après le prévenu qui a réfuté ses déclarations consignées dans le procès-verbal d'enquête qu'il a signé, et aussi chez l'avocat de la partie adverse, il ne doit en tout et pour tout que 2,6 millions à Mouhamadou Thiam.
"Le prévenu est connu du tribunal parce qu'il a exercé en tant que mandataire syndical. Quelqu'un m'a chouchouté à l'oreille tout à l'heure que ce prévenu est certes de mauvaise foi, mais il est très intelligent. Je lui ai répondu qu'on ne peut pas être intelligent lorsqu'on veut tromper des gens qui sont plus intelligents que soi et qui sont en face de vous", s'est plaint Me Serigne Diongue.
"Ce même prévenu, poursuit-il, a tout reconnu dans mon bureau où il était venu signer la reconnaissance de dette. Avec une telle mauvaise foi, il ne mérite aucune clémence devant cette juridiction. Déclarez-le coupable d'abus de confiance. Recevez la constitution de partie civile de mon client Mamadou Thiam, et vous lui allouerez 18 millions Cfa de dommages et intérêts."
De son côté, le procureur Farba Niowi Ngom a requis deux ans d'emprisonnement ferme contre Soulèye Diop. "Ce prévenu est poursuivi pour des faits d'abus de confiance. Il y a un contrat de mandat entre les deux parties dans cette affaire. Ce que reconnaît le prévenu qui a fait preuve d'une mauvaise foi extraordinaire."
"Vous avez en face de vous un prévenu qui n'a fait aucun effort dans la manifestation de la vérité. Il a reconnu et signé plus de 13 millions Cfa qu'il assimile à un déficit. Les dispositions de l'article 383 qui punit l'abus de confiance doivent lui être appliquées. C'est pourquoi je requiers qu'il soit condamné pour la répression à une peine d'emprisonnement ferme de deux ans", a requis le représentant du ministère public.
Maîtres Assane Dioma Ndiaye et Cheikh Ngom de la défense, ont tour à tour plaidé la relaxe à titre principal et subsidiairement une application extrêmement bienveillante de la loi pénale pour Soulèye Diop. En définitive, le juge Saliou Mbow a renvoyé l'affaire au jeudi 07 mai prochain, date à laquelle sera rendu le verdict.
L'affaire remonte à 2022 quand Mouhamadou Thiam ouvre sa première boulangerie à Touba. Il confie la gestion à Soulèye Diop qui prenait 18% des bénéfices et versait le reste dans le compte ouvert par son patron à cet effet. Mais les difficultés démarrent quand Mouhamadou Thiam charge Soulèye Diop d'acheter deux boulangeries après lui avoir envoyé 5 millions Cfa.
Mais non seulement Soulèye Diop n'avait pas exécuté cette directive, mais il a détourné l'argent à d'autres fins. À cela s'ajoute le vol de grosses quantités de farine que le sieur Thiam reproche à son gérant d'avoir pourtant commandées sans les avoir jamais livrées.
Aussi, Mouhamadou Thiam reproche entre autres griefs à Soulèye Diop d'avoir trafiqué le compteur de la Senelec qui, après constatations, a émis un bon de coupure de plus de 1,168 million Cfa que Thiam a dû payer pour ne pas interrompre ses activités. Ainsi, Mouhamadou Thiam estime le préjudice à 15 505 101 Cfa. Ce que Soulèye Diop a confirmé à l'enquête mais également au cabinet de Me Serigne Diongue où il avait signé la reconnaissance de dette devant son employeur.
Mais devant le juge Saliou Mbow, ce jeudi, Soulèye Diop est revenu sur tous les aveux circonstanciés qu'il avait précédemment faits. D'après le prévenu qui a réfuté ses déclarations consignées dans le procès-verbal d'enquête qu'il a signé, et aussi chez l'avocat de la partie adverse, il ne doit en tout et pour tout que 2,6 millions à Mouhamadou Thiam.
"Le prévenu est connu du tribunal parce qu'il a exercé en tant que mandataire syndical. Quelqu'un m'a chouchouté à l'oreille tout à l'heure que ce prévenu est certes de mauvaise foi, mais il est très intelligent. Je lui ai répondu qu'on ne peut pas être intelligent lorsqu'on veut tromper des gens qui sont plus intelligents que soi et qui sont en face de vous", s'est plaint Me Serigne Diongue.
"Ce même prévenu, poursuit-il, a tout reconnu dans mon bureau où il était venu signer la reconnaissance de dette. Avec une telle mauvaise foi, il ne mérite aucune clémence devant cette juridiction. Déclarez-le coupable d'abus de confiance. Recevez la constitution de partie civile de mon client Mamadou Thiam, et vous lui allouerez 18 millions Cfa de dommages et intérêts."
De son côté, le procureur Farba Niowi Ngom a requis deux ans d'emprisonnement ferme contre Soulèye Diop. "Ce prévenu est poursuivi pour des faits d'abus de confiance. Il y a un contrat de mandat entre les deux parties dans cette affaire. Ce que reconnaît le prévenu qui a fait preuve d'une mauvaise foi extraordinaire."
"Vous avez en face de vous un prévenu qui n'a fait aucun effort dans la manifestation de la vérité. Il a reconnu et signé plus de 13 millions Cfa qu'il assimile à un déficit. Les dispositions de l'article 383 qui punit l'abus de confiance doivent lui être appliquées. C'est pourquoi je requiers qu'il soit condamné pour la répression à une peine d'emprisonnement ferme de deux ans", a requis le représentant du ministère public.
Maîtres Assane Dioma Ndiaye et Cheikh Ngom de la défense, ont tour à tour plaidé la relaxe à titre principal et subsidiairement une application extrêmement bienveillante de la loi pénale pour Soulèye Diop. En définitive, le juge Saliou Mbow a renvoyé l'affaire au jeudi 07 mai prochain, date à laquelle sera rendu le verdict.
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