Ramadan 2022 à Kolda : flambée des prix et chaleur au menu…


À Kolda, le Ramadan 2022 rime avec flambée des prix des denrées et chaleur. Pour en savoir un peu plus, Dakaractu/Kolda a donné la parole aux populations, aux ménagères et aux commerçants en ce début de Ramadan pour constater ces augmentations de prix. 

D’après leurs commentaires, les prix de certaines denrées ont presque doublé tandis que le poids du panier de la ménagère n’a pas augmenté. Cette situation serait due à la crise mondiale avec la Covid-19 et la guerre en Ukraine. Et au cœur de tout ceci, une chaleur accablante accompagnée d’un vent sec mettant les citadins sous les arbres à la recherche de fraîcheur s’invite au menu du Ramadan. 

Au marché central, nous rencontrons Rougui Diallo, commerçante habillée d’un foulard multicolore qui reconnait la cherté des marchandises. Selon elle, « même le sel qui était à 800 f coûte en ce moment à 1500 f le sac sans parler de l’huile et du sucre. En cette période, nous achetons le bidon de 20 litres d’huile à 26 000 F cfa dont le litre coûte 1. 500 f alors qu’il était à 1.100 f, il y a peu de temps. D’ailleurs, je n’ai pas d’huile du fait de sa cherté. Et en plus de cela, nous vivons une chaleur accablante et il est difficile de trouver le sachet de glace pour la rupture… » 

Après la commerçante, nous avons rencontré  Maïmouna D. en sueur devant le boucher qui se lamente de la situation difficile du marché. À ce titre, elle nous confie : « tout est cher, même les bouillons qui coutaient 25 f sont maintenant à 50 f (jumbo, adja, maggi). Les ménagères tournent en rond dans le marché à la recherche de prix abordables, mais en vain malheureusement. Nous avons du mal à trouver les condiments à bon prix avec nos maigres moyens. J’ai entendu dire que cette situation est due à la  pandémie de la Covid-19 et de la guerre en Ukraine. En tout cas, c’est difficile en cette période de ramadan qui doit être celle du pardon et de la miséricorde. » 

Après plusieurs étalages pour constater l’augmentation des prix, nous allés à la rencontre de Mame Diarra, une vendeuse de légumes. Cette dernière sans détours crie son ras-le-bol sur la hausse des prix au marché. En ce sens, elle précise : « les prix des légumes sont passés du double au simple. Aujourd’hui, le sac de carotte qui était à 8.500 F est passé à 26.000 F, le sac de choux passe de 4.000 F à 17.000 F. C’est énorme, on ne peut même pas nous en sortir parfois. On vend parce que nous n’avons pas le choix puisque nous devons travailler, mais c’est difficile. On s’approvisionne à partir du marché de Thiaroye, Notto ou les Niayes en légumes. Et avec le coût du transport, les légumes sont chers du grossiste au détaillant. » 

Il faut noter que le prix de la viande n’a pas connu de hausse (2500 F/kg) mais néanmoins, le poisson reste le plus accessible pour les ménages avec 500 F, 2.500 F selon la bourse. Cependant, les autres denrées restent chères pour les ménages en cette période de dévotion et d’adoration de Dieu. 
Jeudi 7 Avril 2022
Dakaractu



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