Alioune Tine, Fondateur d'Africa Jom Center : « Le premier échec d’une démocratie c’est quand vous avez gagné les élections et que les autres ne reconnaissent pas votre victoire »

Pour faire du Sénégal un pays où les institutions sont fortes et démocratiques, Africa jom center a réuni à Saly Portudal le secteur privé ainsi que les acteurs de la société civile et politiques pour se pencher sur l’avenir du Sénégal. L’objectif est de faire des propositions permettant d’avoir une démocratie active, délibérative, innovatrice et apaisée. L’occasion a été saisie par son fondateur, Alioune Tine, pour faire un diagnostic sans complaisance de l’état des institutions du Sénégal.


Alioune Tine, Fondateur d'Africa Jom Center : « Le premier échec d’une démocratie c’est quand vous avez gagné les élections et que les autres ne reconnaissent pas votre victoire »
Un pays ne peut se développer tant que les institutions ne sont pas fortes. Telle est la conviction d’Africa Jom Center, un laboratoire d’idées, un jardin d’essai qui tente de construire une démocratie active, libératrice, intonative et apaisée avec l’ensemble des acteurs comme la société civile, le secteur privé et les partis politiques. Alioune Tine qui est son fondateur, souhaite que les propositions et recommandations issues de leurs différentes rencontres puissent être appropriées et portées par les citoyens. « On va travailler pour la mise en place d’un mécanisme de suivi, d’évaluation et de propositions pour des réformes institutionnelles au Sénégal » , a indiqué le fondateur d’Africa Jom Center.
Alioune Tine trouve que le consensus sur les institutions est extrêmement important pour la stabilité institutionnelle, la paix civile et une démocratie apaisée. poursuivant sa logique en parlant de la suppression annoncée du poste de premier, Alioune Tine qui préfère garder pour le moment le silence, attend les résultats effectifs de ce que produira ce changement avant de se prononcer en toute indépendance.
Il a fait savoir que la suppression de ce poste sous les régimes de Léopold Sedar Senghor et d’Abdou Diouf était faite dans des contextes qui ne sont les mêmes. « Il faut un pacte républicain parce que le Sénégal tourne en rond depuis nos indépendances. Le premier échec d’une démocratie c’est quand vous avez gagné les élections et que les autres ne reconnaissent pas votre victoire ; quand, effectivement, les gens disent de façon récurrentes que le conseil constitutionnel pose problème. Il me semble que cela donne à réfléchir sur comment faire pour avancer et il faut faire tout pour en finir », regrette le patron d’Africa Com Center avant de dire que la réponse à tout cela ne peut pas être individuelle.
Cette vision est fortement appuyée par le patron de l'Unacois Yessal. Alla Dieng trouve que le secteur privé doit jouer son rôle dans les réformes entreprises par notre pays. pour lui, rien ne peut se faire sans démocratie et pour cela il faut instaurer un dialogue entre citoyens.
Mardi 16 Avril 2019
Dakaractu




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