Mort supposée d'Amadou Kouffa : L'émir d'Aqmi relance la polémique


Mort supposée d'Amadou Kouffa : L'émir d'Aqmi relance la polémique
La France a affirmé (avec prudence) avoir tué le chef de la Katiba d'Ansar Dine au Macina. Pour leur part, les autorités maliennes sont formelles : Amadou Kouffa est mort suite au raid mené dans le centre du Mali la nuit du 22 au 23 novembre dernier. Des sources au sein du groupe de soutien à l'Islam et aux Musulmans (GSIM) ont pris le contre-pied des autorités françaises et maliennes et ont assuré que le chef jihadiste se porte bien. Une guerre médiatique à laquelle vient de s'inviter l'Émir d'Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI). 
Dans une vidéo de 28 minutes intitulée "La France entre la malédiction du pillage, de la richesse et les flammes de la Contestation" diffusée le 11 décembre, Abdel Malek Droukdel apporte son soutien au mouvement des Gilets jaunes français. 
Au sujet du sort d'Amadou Kouffa, il fait savoir que ce dernier n'était pas sur les lieux visés par l'armée française le 22 novembre. Abu Musab Abdoul Woudoud de son nom de guerre soutient également qu'en lieu et place des trente trois terroristes annoncés par les Français, c'est une quinzaine de jihadistes qui ont été tués. Seulement, tout comme la partie adverse, il n'a fourni aucune preuve de vie de l'adjoint de Iyad Ag Ghali. 
Pour nombre d'observateurs qui suivent l'insurrection jihadiste dans le Sahel, cette sortie de l'émir d'Aqmi ne fait que rajouter à la polémique. A les croire, Kouffa, si tant est qu'il est encore en vie, reste le seul à pouvoir mettre un terme à cette situation on ne peut plus confuse, surtout que le prédicateur peulh est connu pour sa maitrise de Whatsapp où il véhiculait à outrance sa propagande jihadiste...
Jeudi 13 Décembre 2018
Dakaractu




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