C’est une histoire que peu de gens connaissent. Celle de la genèse d’un lieu emblématique du paysage médiatique sénégalais. Sambou Biagui, président de la Maison de la presse, l’a racontée lors de la cérémonie de dédicaces du livre « Abdoulaye Wade, centenaire d’un homme d’exception… », signé par Me Ousmane Ngom.
Le témoignage est précis. C’est l’ancien président de la République, Me Abdoulaye Wade, qui aurait ordonné que le foncier soit attribué au SYNPICS. Une décision présidentielle qui posait les bases de ce qui allait devenir la Maison de la presse Babacar Touré. Mais entre la volonté politique et la concrétisation sur le terrain, il fallait un relais. Ce relais, c’est Me Ousmane Ngom qui l’a fourni.
En sa qualité de ministre de l’Intérieur d’alors, il a instruit que soit cédée une partie du terrain occupé par la police nationale, pour en faire bénéficier la presse sénégalaise. Un acte administratif discret, mais déterminant, sans lequel la Maison de la presse n’aurait peut-être jamais vu le jour sous sa forme actuelle.
Ce témoignage de Sambou Biagui, rendu public à l’occasion d’un livre-hommage au centenaire de Wade, restitue une mémoire institutionnelle trop souvent absente des récits officiels. Il rappelle que derrière chaque infrastructure, il y a des hommes, des décisions, et parfois une instruction glissée en coulisses qui change le cours des choses.
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