Mexique: un maire abattu dans l'État d'Oaxaca, dans le sud du pays


Mexique: un maire abattu dans l'État d'Oaxaca, dans le sud du pays
C'est l'un des pays hôtes de la Coupe du monde de foot masculin… Le Mexique a fait de la sécurité autour de l'événement une de ses priorités. Mais hors des stades, la violence n'a pas disparu. A fortiori dans les régions où les cartels sont présents. Après la mort déjà de cinq policiers en début de semaine dans l'État de Michoacán, Joel Ángel Bravo Martínez, maire de San Miguel Amatitlán, a été tué  samedi 13 juin dans le sud du pays. 

Joel Ángel Bravo Martínez, maire de San Miguel Amatitlán, avait demandé plus de moyens dans la région contre l'insécurité. Il avait dénoncé il y a quelques semaines les activités des groupes criminels dans les environs de la petite ville qu'il dirigeait (San Miguel Amatitlán), une commune de 7 000 habitants, à 300 kilomètres au sud de Mexico. Joel Bravo a été tué par balle en sortant de chez lui samedi matin.

Jeudi, un autre maire du même État, l'État de Oaxaca, a lui aussi été visé par des tirs, mais a survécu à ses blessures.

Et plus tôt cette semaine, cinq policiers sont morts dans une embuscade dans le Michoacán, un État gangrené par la violence des cartels de drogue, notamment le cartel de Jalisco Nouvelle Génération (CJNG). 

 

Le gouverneur d'Oaxaca, Salomón Jara, a « fermement condamné le meurtre lâche » de M. Bravo sur le réseau social X. « À Oaxaca, nous ne laisserons pas la violence prendre le pas sur la loi ni sur la volonté de nos communautés », a-t-il ajouté. 

Le parquet régional a précisé que « la présence policière avait été renforcée et qu'une opération tactique avait été déployée », avec la participation des forces fédérales, afin d'arrêter les assaillants.

 

Une centaine de maires tués depuis 20 ans

Les puissants cartels Jalisco Nueva Generación (CJNG) et Sinaloa sont présents dans l'État d'Oaxaca.
 

Les maires qui dénoncent publiquement les activités des cartels sont particulièrement exposés aux risques d'assassinats. et ceux qui coopèrent, de gré ou de force, avec les groupes criminels risquent eux aussi d'être tués, par un groupe rival, par exemple.

L'an dernier, l'assassinat d'un maire très investi dans la lutte contre les cartels avait provoqué une vague de colère et de manifestations dans le pays pour exiger du gouvernement plus de mesures contre l'insécurité. 

Dimanche 14 Juin 2026
RFI



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