Fête du travail : Le syndicat des travailleurs de l’administration fiscale dénonce « une discrimination dans la répartition des avantages à la DGID » et menace d’aller en mouvement.


La fête du premier Mai est une fête des travailleurs. Les organisations syndicales saisissent cette occasion pour exposer leurs doléances aux autorités  hiérarchiques ou à la tutelle. Ainsi, le syndicat des travailleurs de l’administration fiscale de la direction générale des impôts et des domaines n’a pas dérogé à la règle. En effet, le secrétaire général dudit syndicat, le Dr Alassane Ba, qui faisait l’évaluation de leur plateforme revendicative déposée sur la table de la tutelle, regrette que rien n’ait changé par rapport à leur plateforme revendicative.

« Depuis quelques années, on a une plateforme revendicative que nous avions déposée. On a saisi  toutes les autorités, mais rien ne bouge, pour les doléances et rien n’a changé », se désole le syndicaliste. 

Parmi les doléances du syndicat des travailleurs  de l’administration fiscale, il y a la disparité dans le mode de répartition des avantages au niveau de la direction générale des impôts et des domaines et la gestion du plan de carrière. Dr Alassane et ses camarades constatent pour le déplorer que malgré les instructions du chef de l’État Macky Sall pour la correction de cette discrimination, la hiérarchie campe toujours sur sa position.  

« À la DGID, au niveau des organes de décision, des  gens doivent prendre des décisions pour mettre un terme à cette discrimination qui existe au niveau de la direction générale des impôts et des domaines. C’est-à-dire, il y a une instruction au niveau de la direction générale qui met en place un mode de répartition des avantages très inéquitable. Ce mode donne 63% des avantages aux inspecteurs et contrôleurs des impôts qui sont moins de deux cent et 37% des avantages aux autres corps où il y a des ingénieurs informaticiens, des ingénieurs topographes et des hauts cadres et les autres corps  qui constituent mille cinq cent agents. On avait exploré les voies de droit dans une première étape, mais la Cour suprême avait estimé que cette discrimination est normale et on est en train de saisir les étapes supérieures pour se faire entendre », laisse entendre Alassane Ba, qui poursuit toujours : « Un autre arrêté portant l’organisation de la DGID est venu  verrouiller carrément la plupart des postes de responsabilité aux autres corps et ce qui est grave dans cette instruction, parmi les inspecteurs et contrôleurs, il y en a certains qui ne sont plus à la DGID. Ils sont en détachement ailleurs ou, qui sont en poste de stage et qui gagnent plus que les hauts cadres et agents qui sont présents à la direction générale et qui travaillent tous les jours. Ce qui est très déclinatoire. D’après nos informations, des instructions ont été données par le chef de l’État pour que cette discrimination soit corrigée,  mais il n’en est rien jusque-là. Ce qui est inadmissible, on ne comprend toujours pas comment une administration peut-elle s’adonner à une telle légèreté ? », a dénoncé le secrétaire général du STAF.

C'est pourquoi, Alassane Ba et ses camarades qui promettent de se faire entendre les prochains jours, exigent l’annulation pure et simple de cet arrêté qu’ils jugent forfaitaire. Toutefois, préviennent-ils toujours, le syndicat n’hésitera pas d’aller en mouvement si aucune solution n’est apportée à leurs revendications.   

« Nous demandons l’annulation voire l’abrogation de l’arrêté portant sur l’organisation de la DGID pour déverrouiller les postes de responsabilité aux agents qui ne sont pas issus du corps des impôts et des domaines et qui ne sont ni contrôleurs, ni inspecteurs. Nous réclamons aussi, une répartition équitable des avantages au niveau de la direction, en plus de  l’instauration d’un plan de carrière pour les autres agents qui n’ont aucun plan de carrière au niveau de la direction générale des impôts et des domaines. Dans les jours à venir, nous allons déposer un préavis de grève qu’on a déjà rédigé. Si toutefois la tutelle campe sur sa position, nous allons nous faire entendre. Et si aucune solution n’est apportée aux revendications que nous avons mises sur la table depuis presque cinq ans, nous n’hésitons pas d’aller en mouvement. Tout dépendra de la réaction de l’autorité. Si elle ne réagit pas, nous allons observer un arrêt de travail », met en garde le syndicat des travailleurs de l’administration fiscale par la voix son secrétaire général, Alassane Ba…
Samedi 1 Mai 2021
Dakaractu




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