Contribution- Et si nous arrêtions de jeter toujours la pierre à l’Occident ?


Contribution- Et si nous arrêtions de jeter toujours la pierre à l’Occident ?
Moi, j’arrête de me plaindre et de dire que l’Occident est mon propre malheur. J’arrête de dire que la France est mon malheur. J’arrête d’être ridicule et d’être toujours une victime. Haro sur la victimisation portée à outrance ! Mais l’Occident, en effet, pensent certains thuriféraires de l’Afro-centrisme, est toujours le malheur de l’Afrique. Cette dernière avance doucement mais sûrement. Qu’importe les dires de certains sceptiques ! Le scepticisme n’a plus droit au chapitre dans ce monde. L’on me dira que je verse dans la folie. Il nous faut un peu de folie pour pouvoir avancer. Il nous faut cette étincelle pour voir l’Afrique émerger. Ce beau continent que l’on aimerait voir et observer et en tirer la quintessence de notre être. Cet être africain. Celui qui veut avancer et voir éclore le développement en lui. Hélas, il existe deux Afrique ! Une debout faisant face aux aléas de la vie et une, couchée, baissant les bras telle une troupe de fantassins au milieu du gué, les armes par terre. L’heure est venue de nous regarder dans le blanc des yeux et de dire ce qui ne va pas. Il est des temps où il faut dire, basta et que cesse le mal qui nous ronge depuis des siècles ! Ce mal qui est le nôtre et que nous portons par devers nous et qui est en nous. Ce mal qui n’est plus l’Europe. Et qu’importe la  liqueur du flacon, pourvu que nous ramions à bon port et vers la lumière.

L’échec d’une politique générale
Et si nous arrêtions de copier ce que fait forcément l’autre ? Parce qu’il est souvent de coutume de constater quand l’Occident tousse, l’Afrique est déjà enrhumée. Une impression de nous dire que cet Occident est en nous. Cela, est-il de notre faute ? L’on dira non. L’histoire est passée par là, jonchée d’amour et de haine. C’est comme la France et son fameux pré-carré africain. Ce que nous devons oublier et en faire table rase sinon point d’avancée vers le développement. En effet, l’heure est venue d’inventer et de nous approprier une autre forme de politique ancrée dans nos valeurs fondamentales. Cet être qui n’est point inventé de toutes pièces. L’Être qui fait de nous d’authentiques africains. Mais le mal de l’Afrique, c’est son élite qui a failli et doublée d’une traîtrise. Tissant toujours des liens avec une certaine élite nichée en Occident. Chiens de politique ! Et que dire de cette françAfrique qui nous tue à petit feu? Il se dit qu’elle n’existe plus et n’a plus droit de cité mais existe toujours sous d’autres formes depuis l’époque du général de Gaulle. Ce que dit un certain R.Bourgi, ardent défenseur de ce système qui perdure et sape nos fondements sociaux et sociétaux. En effet, c’est l’échec patent d’une politique générale menant à toute forme de dérive : pauvreté, terrorisme, immigration et pour ne citer que ces maux-là.

Une jeunesse oubliée
L’on ne peut parler de l’Afrique sans mettre en exergue sa jeunesse que nous envient les autres. L’on ne peut l’occulter quand on disserte sur ce continent à forts potentiels humain et économique. Ce continent riche par son sous-sol mais pauvre en surface. Quand l’on parle de politique, on fait allusion aux affaires de la Cité. Aux affaires qui font marcher une société d’Hommes. Le fonctionnement notable des institutions et de l’économie. En Afrique, il est de coutume et hélas de le dire qu’il manque une véritable politique de la jeunesse. Les gouvernements doivent mettre la jeunesse au cœur de toute action. Parce que celle-ci est le cœur de toute société qui veut se développer. En effet, la jeunesse c’est la force vive de toute  nation. Cette leçon, l’Occident en a fait une maxime. Et pourquoi pas nous ? Cette richesse est une manne tombée du ciel qui est à la recherche du bien être à tire-larigot et per fas et nefas. Et même au prix du sang. Ne pointons pas toujours l’Occident du doigt. Nous sommes les coupables parce qu’aussi, il n’est pas fort de café de le dire : telle Afrique tels dirigeants !
 
Une Afrique réunifiée et en paix avec elle-même
Pour être ce que nous souhaitons être, c’est-à-dire des Africains et non repliés sur nous-mêmes, nous devrons nous inventer et nous approprier une autre forme de culture politique et penser autrement et ne pas copier à tort et à travers. Parce tout peuple digne de son nom, a un certain modèle social qu’il se l’approprie. Nous en avons mais il est laissé en rade depuis belle lurette au profit de celui occidental. L’Occident, ce miroir en nous doit cesser d’exister ! A force, l’Afrique cessera in fine d’exister. Si nous voulons exister, nous ne devrons plus regarder l’Occident en chien de faïence mais comme un modèle et nous imprégner une infime partie de leur développement. Parce que nous avons une élite qui pense mais fort malheureusement à rebours de la pensée du peuple. Et afin pour nous développer, il nous faudra penser positivement, nous réunifier et être en paix avec nous-mêmes. C’est dans cet entrelacs d’idées que sonnera le glas de la résurgence et de la renaissance africaine. Mais loin de toute idée de jeter de l’huile sur le feu, nous sommes les comptables de notre propre malheur.

POUYE Ibra
 
Jeudi 4 Janvier 2018
Dakaractu



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