Un drame d’une rare violence continue de hanter les esprits dans la commune de Sandiara. Comme le rapporte le quotidien L’Observateur, les faits remontent au 17 novembre 2020, une date désormais gravée dans la mémoire des habitants du village de Gonaguél.
Un petit-déjeuner qui vire au cauchemar
Ce matin-là, aux environs de 08h30, le vieux L. Sène, chef de famille respecté, invite son fils D. Sène à partager le petit-déjeuner. Un moment banal en apparence. Mais derrière cette scène familiale se cache une intention macabre.
Déjà décidé à passer à l’acte, le jeune cultivateur s’arme discrètement d’une barre de fer. Profitant de l’absence d’attention dans la cour, il se glisse dans la chambre de son père. Là, sans sommation, il frappe violemment à la tête.
La victime s’effondre, inconsciente, baignant dans son sang. Mais l’agresseur ne s’arrête pas. Dans un déchaînement de violence extrême, il transperce la gorge de son père avec la même barre de fer. Le coup est fatal.
Fuite, arrestation et constat glaçant
Après son acte, D. Sène prend la fuite. Il avoue son crime à son frère avant de se réfugier dans les champs familiaux. Alertés par les villageois sous le choc, les gendarmes de Sandiara interviennent rapidement et procèdent à son arrestation.
La dépouille de L. Sène est transférée à l’hôpital Thierno Mouhamadoul Mansour Barro de Mbour pour autopsie. Les conclusions du médecin légiste sont formelles : la mort est survenue par asphyxie secondaire.
Une défense changeante devant la justice
À la barre de la Chambre criminelle de Mbour, le mis en cause adopte une toute autre posture. Lui qui avait reconnu les faits lors de l’enquête préliminaire nie désormais en bloc. Il invoque une perte de mémoire et plaide la démence, affirmant ne plus se souvenir des événements.
Un revirement qui contraste avec ses premières déclarations, où il expliquait avoir tué son père, convaincu que celui-ci voulait l’attaquer mystiquement pour lui « prendre son âme ».
Sa famille avait d’ailleurs évoqué des troubles mentaux et une dépendance aux substances. Mais, souligne L’Observateur, l’expertise médicale ordonnée par le juge d’instruction contredit cette version : D. Sène était pleinement conscient de ses actes au moment du crime.
Une culpabilité jugée évidente
Le procureur de la République n’a laissé que peu de place au doute. Tout en sollicitant des circonstances atténuantes, il a estimé que la culpabilité de l’accusé est indiscutable. Selon lui, le geste était prémédité, motivé par des croyances mystiques profondément ancrées.
Il a ainsi requis une peine de 10 ans de réclusion criminelle contre le cultivateur parricide.
Le verdict est attendu le 15 mai 2026, une échéance que toute la communauté de Sandiara attend avec gravité, encore marquée par ce drame familial hors norme.
Un petit-déjeuner qui vire au cauchemar
Ce matin-là, aux environs de 08h30, le vieux L. Sène, chef de famille respecté, invite son fils D. Sène à partager le petit-déjeuner. Un moment banal en apparence. Mais derrière cette scène familiale se cache une intention macabre.
Déjà décidé à passer à l’acte, le jeune cultivateur s’arme discrètement d’une barre de fer. Profitant de l’absence d’attention dans la cour, il se glisse dans la chambre de son père. Là, sans sommation, il frappe violemment à la tête.
La victime s’effondre, inconsciente, baignant dans son sang. Mais l’agresseur ne s’arrête pas. Dans un déchaînement de violence extrême, il transperce la gorge de son père avec la même barre de fer. Le coup est fatal.
Fuite, arrestation et constat glaçant
Après son acte, D. Sène prend la fuite. Il avoue son crime à son frère avant de se réfugier dans les champs familiaux. Alertés par les villageois sous le choc, les gendarmes de Sandiara interviennent rapidement et procèdent à son arrestation.
La dépouille de L. Sène est transférée à l’hôpital Thierno Mouhamadoul Mansour Barro de Mbour pour autopsie. Les conclusions du médecin légiste sont formelles : la mort est survenue par asphyxie secondaire.
Une défense changeante devant la justice
À la barre de la Chambre criminelle de Mbour, le mis en cause adopte une toute autre posture. Lui qui avait reconnu les faits lors de l’enquête préliminaire nie désormais en bloc. Il invoque une perte de mémoire et plaide la démence, affirmant ne plus se souvenir des événements.
Un revirement qui contraste avec ses premières déclarations, où il expliquait avoir tué son père, convaincu que celui-ci voulait l’attaquer mystiquement pour lui « prendre son âme ».
Sa famille avait d’ailleurs évoqué des troubles mentaux et une dépendance aux substances. Mais, souligne L’Observateur, l’expertise médicale ordonnée par le juge d’instruction contredit cette version : D. Sène était pleinement conscient de ses actes au moment du crime.
Une culpabilité jugée évidente
Le procureur de la République n’a laissé que peu de place au doute. Tout en sollicitant des circonstances atténuantes, il a estimé que la culpabilité de l’accusé est indiscutable. Selon lui, le geste était prémédité, motivé par des croyances mystiques profondément ancrées.
Il a ainsi requis une peine de 10 ans de réclusion criminelle contre le cultivateur parricide.
Le verdict est attendu le 15 mai 2026, une échéance que toute la communauté de Sandiara attend avec gravité, encore marquée par ce drame familial hors norme.
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