Risques de tensions économiques au Sénégal : Les inquiétudes du CNDES…


Le conseil national des dirigeants d’entreprises au Sénégal (CNDES) observe avec beaucoup d'étonnement les agitations en cours d'une partie de la classe politique suite à la décision du conseil constitutionnel arrêtant la liste des candidats à 20. Au delà de ce qu’il considère comme violation de la volonté du peuple à travers le report de l’élection présidentielle, la craindre d’une aggravation de l'instabilité politique peut bien avoir, sur le plan économique, des conséquences. 



Le conseil rappelle que les obligations en dollars du pays arrivent à échéance en 2033 ont chuté de 3,6% à 83,77 cents par dollar, tandis que notre dette pour 2037 a chuté de 4,7% à 69,84.

L'incertitude au Sénégal pourrait amener les investisseurs à exiger une prime supplémentaire sur le risque d'investissement dans notre pays. « Bien qu'il semble prématuré d'abandonner complètement une trajectoire aussi positive, l'incertitude a augmenté » le CNDES insinue qu’au moins à court terme, « cela devra se refléter dans des primes de risque politique supplémentaires dans les spreads sénégalais ». 



Le Sénégal est sur le point de devenir un important producteur de pétrole et de gaz, avec des projets impliquant BP PIc, Kosmos Energy Ltd. et Woodside Energy Group Ltd. qui devraient être mis en ligne cette année. Le Fonds monétaire international prévoit que l'économie du Sénégal connaîtra une croissance de 8,8 % cette année, ce qui en fera l'une des économies les plus dynamiques d'Afrique. Avec cette « crise électorale » qui se profile à l'horizon, notre économie qui de manière générale n'est pas du tout reluisante aura du mal à se relever de cette crise qui a fini de toucher tous les secteurs d'activités et piliers de développement qui régissent la vie économique du Senegal. 



Selon le conseil, « la décision de Macky Sal constitue, enfin, une défiance à la Constitution qui dispose en son article 92 que les décisions du Conseil constitutionnel s'imposent à toutes les autorités administratives et juridictionnelles. Il s'agit sans doute d'un refus d'appliquer la décision du Conseil arrêtant la liste des candidats à l'élection présidentielle » note le conseil.
Vendredi 9 Février 2024
Dakaractu




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