Ramadan et Social : Les couches vulnérables au cœur d’un élan de solidarité


Pour perpétuer la tradition de solidarité en ce mois béni de ramadan, plusieurs associations ou ONG distribuent des dons dans les quartiers de Dakar. En effet, le but est de distribuer des kits alimentaires aux couches les plus vulnérables. Dans certaines communes comme Dieuppeul, Derklé, Cambérène et HLM Colobane et Fass, de telles initiatives prennent de plus en plus d'ampleur et commencent le premier jour de Ramadan. Ces kits sont en général composés de riz, de sucre, d'huile, du lait etc… Tel est le cas de l’ONG Direct Aid Society qui a organisé une cérémonie de remise de don au terrain municipal de Dieuppeul. Sur place, des lots de kits alimentaires alignés et un groupe de personnes attirent déjà notre regard. L’objectif est de soulager les ménages vulnérables en période de ramadan.

Cette distribution de kit alimentaire est réservée à des familles démunies. Les critères se font sur la base de données des quartiers, des communes et des mairies, a fait savoir le représentant de cette ONG. De son avis, ces actions sont d’une importance capitale raison pour laquelle, une somme a été dégagée pour les nécessiteux.

Bénéficiaire, le président départemental des handicapés de Rufisque, Nar Faye s’est fortement réjoui de cette initiative et   a salué l’élan de solidarité porté par les ONG,  plus précisément celle de l’ONG Direct Aid Society. « Alhamdoulilahi, nous disons encore une fois merci à l’ONG qui a posé pas mal d’actes pour venir en aide aux personnes qui sont en situation de handicap. Car ils font partie de la couche la plus vulnérable sur le plan financier dans ce pays ». Pour cette personne à mobilité réduite, ceci n’est pas une première parce qu’il reçoit souvent des demandes d’ordre social surtout en ce mois béni de ramadan en ajoutant que tous leurs membres ont l’habitude de recevoir des dons venant des organisations et des bienfaiteurs. « Depuis que je les ai contactés, ils m’ont rassuré en me disant qu’ils allaient tout faire pour m’accompagner sur le plan social et accompagner l’association. Donc, c’est sur la base de ce partage qu’ils ont appelé aujourd’hui pour accompagner quelques- uns de nos membres. « C’est très noble. Encore une fois merci beaucoup car c’est un besoin », a-t-il fait savoir. D’autant plus que les personnes à mobilité réduite ne reçoivent plus leurs bourses de sécurité familiale qui comptaient énormément pour eux. Donc, ce don est arrivé au bon moment car c’est un besoin pour nous les personnes qui n'avons pas d’emploi pour subvenir à nos besoins. Encore moins si l’on sait que la mendicité est interdite à Dakar et que l’employabilité des personnes à mobilité réduite pose problème.
À l’image de cet handicapé, Ndèye Fatou, la cinquantaine est aussi bénéficiaire de cette initiative. Selon la dame, elle a été contactée par un de ses amies qui lui a mis en rapport avec les organisateurs. « C’est une très bonne chose. Nous sommes très contentes et prions pour qu’Allah les rétribue au centuple. J’ai reçu du riz, de l’huile, du lait et du sucre », dit –elle. Contrairement à elle, Fatou accompagnée de ses enfants s’est inscrite à la mairie avant d’être contactée. « Je suis très contente des bienfaiteurs car ils sont là pour aider les personnes démunies. Vraiment, je prie pour eux. En plus, il y’a de l’équité et chacun sa chance ».
Présente sur les lieux, la déléguée de quartier de Dieuppeul, Daba Ndao, Mme Ndiaye est revenue sur les démarches. Elle fait savoir que le choix se fait selon le statut social des ménages autrement défavorisées. Une tâche qui n’est pas du tout facile pour elle mais qu’elles parviennent à faire grâce à l’aide d’un comité composé d’un Badienou Gokh, des présidents d’associations, et des présidents d’ASC Bourguiba en plus de l’Imam et du représentant du curé. Ce n’est que par la suite qu’ils ont eu à faire connaissance avec le maire et du coup, l’affaire s’est vite élargie avec les mairies, certaines associations d’handicapés et les personnes individuelles. Une fois que la dépouille est faite, on procède à des tris pour sélectionner les personnes. Donc, tout est une question de démarche qui débute par une lettre que l’on dépose à l’ONG Direct qu’une personne est chargée de récupérer suivie d’une réunion de commission avec le directeur avant de faire le choix. « En tant que chef de quartier, je possède toutes les données des 334 villas et 82 prestations familiales pouvant me permettre de faire correctement le ciblage », a-t-elle renseigné.
 


Jeudi 19 Février 2026
Dieynaba Agne



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